Europe 1 - amneville_1.jpg Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, vendredi, à la fonderie d'Amnéville (Moselle). (Vincent Jarousseau/Hans Lucas pour le JDD)

Il est 8h35, vendredi matin, lorsque qu'il arrive à la fonderie Les Bronzes d'industrie à Amnéville. amneville_3.jpg Autour d'un café, le chantre du made in France écoute, prend des notes, enlève et remet ses lunettes, avant de revêtir veste et casquette coquée pour la visite de terrain. La veille, il s'est rendu à Florange, "le cœur serré", deux ans après sa sortie du gouvernement et la fermeture des hauts-fourneaux. À ses côtés, sa compagne, Aurélie Filippetti, l'ancienne ministre redevenue députée de Moselle est ici chez elle. "Confiante", comme elle dit, dans l'avenir du champion de la démondialisation. amneville2.jpg Arnaud Montebourg et Laurent Lajoye à sa gauche dans la fonderie : Les Bronzes d'industrie, en Moselle, vendredi. (Vincent Jarousseau/Hans Lucas pour le JDD)

"Je veux une alliance des forces productives" A-t-il encore la flamme? "Ça marche du feu de dieu. C'est sûr que si on reste à Paris, on ne voit rien!", rétorque le candidat, les yeux cernés de fatigue. Il n'arrête pas. Arpenter la France pour marteler son discours de candidature de Frangy, le 21 août, voilà la stratégie. "Je veux une alliance des forces productives - ouvriers, cadres, patrons - autour de notre appareil industriel", priorité étant donnée aux PME "qui créent les emplois de demain", déroule-t-il. Ses propositions, il dit les "tester" auprès des entrepreneurs : investir 10% de l'assurance-vie dans les PME, leur réserver 80% de la commande publique, "reformater" le CICE… Loin, très loin des débats sur l'identité. Une "tournée agricole" est prévue dans les prochaines semaines.