M. Friedrich a travaillé durant cinq ans chez Siemens en Allemagne et aux États-Unis ; 15 ans chez Mahle Behr dont neuf ans à Rouffach et six à Hambach ; 6 ans chez De Dietrich Process System à Zinswiller dans le Bas-Rhin. Fonderie Lorraine, fondée en avril 96, produit des pièces en aluminium pour les boîtes de vitesses automatiques. 17 000 pièces sont fabriquées quotidiennement sur l’ensemble du parc. « Nous tra vaillons à 100 % pour ZF dont 80 % pour le site de Sarrebruck » explique le PdG. Son objectif est de « faire de Fonderie Lorraine une entreprise profitable sur le long terme, car l’usine n’a que trois exercices positifs derrière elle ». Il rappelle « qu’auparavant l’entreprise était en perte. Il y a six ans, elle avait déposé son bilan et elle a été rachetée par ZF qui a investi 55 M€ pour la remettre à flot ». Marc Friedrich affiche un optimisme certain. « C’est une belle usine, avec un carnet de commandes plein à trois ans. Nous possédons un potentiel d’amélioration pas négligeable ».

Réduire les rebuts

Un investissement de 10 M€ a été consacré à la mise en place d’une ligne pour la plaque intermédiaire. Dix machines alimentent une zone de finition et de contrôle. « Terminée en 2016, cette ligne produit 600 000 pièces par an pour la nouvelle boîte 8 vitesses automatique » de marques renommées telles que BMW, Porsche, Mercedes.

Si douze embauches ont eu lieu cette année, « aucune n’est prévue en 2017, mais il y en aura certainement en 2018 », annonce Marc Friedrich qui prévoit aussi une progression du chiffre d’affaires : 67 M€ en 2017 et 77 M€ l’année suivante.

Fonderie Lorraine doit aussi résoudre la question des rebuts. « En huit mois, nous sommes passés de 15 à 10 % de rebut. Au pôle usinage, nous visons - 1,7 % de rebut constant sur l’année ». Des efforts indispensables car 1 % de rebut représente 200 000 euros de valeur ajoutée perdus par Fonderie Lorraine.