Cette fonderie qui a cessé son activité au mois d'Octobre 2011 a été mise à l honneur grâce à un enfant de salariés.

Et pourtant l'avenir est à l'industrie. Les grandes puissances de demain seront d'abord et avant tout des puissances industrielles.Contrairement aux discours dominants, le monde n'entre pas dans une ère post-industrielle. C'est dans l'industrie que se trouvent les plus grands gisements de productivité, d'innovation, d'amélioration du pouvoir d'achats et des conditions de travail.

Or, voilà plus de trente ans que l'industrie française (et notamment la fonderie) décline.Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui devaient être le coeur de notre économie (de notre profession) ne sont que 5000 en France (12 000 en Allemagne).

Les ouvriers qui représentent 6.3 millions de salariés (le quart de la population active française)  ont traversé des périodes très difficiles comme ici PEBECO à Port Brillet (53). Ils ont véçu des transformations déstabilisantes dans leurs modes de travail et de vie qui les ont conduit vers plus de précarité. Ils se sentent abandonnés alors qu'ils ont, par leur travail concourru à faire émerger tous les champions industriels du pays.

Tout cela n'est pas de la responsabilité de l' Etat qui ne peut se substituer aux entrepreneurs. Il est totalement illusoire de penser que l' Etat pourrait désigner d'avance  des secteurs, des technologies, ou des entreprises qui domineront le marché de demain.Il doit se borner à créer un terreau favorable à l'éclosion des entreprises et de l'industrie : il doit être "jardinier", lui est modeste et appliqué et entretien chaque jour un terreau favorables à l'éclosion d'innovations et de nouveaux géants.

,

fonderie_port_brillet.jpg

Merci à Thibault pour la contribution