Le PIB a augmenté de 0,5% au premier trimestre 2016, après trois mois plafonnant à 0,3%. Un bon chiffre - même si la zone euro fait encore mieux que ce mieux avec 0,6% de croissance sur le premier trimestre -, qui crédibilise l'objectif d'une croissance de 1,5% sur l'année fixé par Bercy. Qui plus est, autre événement rarissime dans l'histoire du hollandisme présidentiel, les deux moteurs essentiels de l'activité, la consommation et l'investissement, progressent de concert. De quoi s'énerver à l'Elysée de voir le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron s'arranger pour braquer tous les projecteurs sur ses petites phrases impertinentes. Si l'amélioration se confirme, celui qui ne veut pas être "l'obligé" du président lui sera de moins en moins obligatoire.