Selon la CGT (1), Magneti-Marelli (570 salariés), qui fabrique des GPS, a « eu plus de produits à faire » pour PSA, son plus gros client. Même chose à Valeo (un peu moins de 500 salariés), qui fabrique des moteurs d'essuie-glaces. « Les volumes de production ont été beaucoup plus importants », souligne Jacky Gauthier (CFE-CGC), secrétaire du comité d'établissement.

A la fonderie alu, où on fabrique des culasses, Renault, principal donneur d'ordre de l'entreprise, s'est carrément réengagé mi-octobre sur un volume annuel de 800.000 pièces jusqu'en 2018. « Renault, qui a de bonnes performances sur le marché, profite de la reprise et ça nous tire également vers le haut », se félicite Jean-Marc Dubuisson. Mais, selon lui, c'est aussi le résultat des efforts que fait l'entreprise depuis son rachat par le groupe Saint-Jean-Industrie en 2012. « Si on n'était pas compétitif, on n'aurait pas ces marchés ! »

Au final, l'exercice 2015 a été bénéficiaire chez la plupart des sous-traitants. « Magneti-Marelli a fait une bonne année », indique le syndicat CGT de l'entreprise. L'année a même été très bonne chez Valeo, où cinquante emplois vont pourtant être supprimés d'ici la fin de l'année prochaine. « En 2015, par rapport à 2014, ça a fait un bond. On a fait un chiffre d'affaires supérieur aux prévisions. On est 15 à 20 % supérieurs à ce qui était prévu », note Jacky Gauthier. Et ça se présente bien pour 2016. « Sur les trois prochains mois, on est sur les mêmes bases que les derniers mois de 2015. » Mais tous les sous-traitants ne sont pas à la fête. Après deux semaines de chômage partiel l'année dernière, les 415 salariés de la fonderie fonte (fabrication de carters) ont dû en effectuer une troisième au début du mois.

« On espère que 2016 apportera une augmentation des volumes », confesseTony Cleppe, délégué CGT (2). Selon le syndicaliste, l'entreprise compte notamment sur Renault (un de ses donneurs d'ordre), qui pourrait lui confier la production d'un nouveau moteur.

(1) Sollicitée, la direction na pas donné suite. (2) A l'étranger, le directeur général de la fonderie fonte Jean-Pierre Daniel n'est pas joignable actuellement.

Alain Grimperelle