L’opération devrait être présentée mercredi au comité d’entreprise, confirmant une information dévoilée par le quotidien Le Figaro.

Rio Tinto avait lancé en mars une "revue stratégique" chez sa filiale française et assuré en juin vouloir "assurer la pérennité" de l’entreprise, éventuellement en la vendant. Carbone Savoie, qui est spécialisé dans la fabrication des cathodes en carbone et graphite, employait alors 347 personnes à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et 116 à Vénissieux (Rhône).

En 2014, la société avait fermé son usine de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) où étaient employés 60 salariés. Selon Le Figaro, la holding industrielle française Alandia Industries, spécialisée dans la reprise d’entreprises en difficultés, a emporté la mise face au russe Energoprom, aux fonds HIG Capital et CoBe Capital et à l’industriel français Mersen.

Fondée en 2010 "par de grandes familles françaises d’entrepreneurs", Alandia a déjà racheté Continentale Nutrition, spécialisé dans l’alimentation pour animaux, l’éditeur de logiciels AG2L, le créateur de jouets Lansay et le fabricant de panneaux routiers SES.

Rio Tinto ne compte plus que 2 200 salariés dans l’Hexagone.