Arrêté préfectoral, laboratoire extérieur et normes Iso

Eurocast essaye pourtant depuis une dizaine d’années de limiter ses pollutions : « Tout d’abord, nous sommes encadrés par un arrêté préfectoral, dont le dernier obtenu en 2014, qui nous autorise à exploiter la fonderie, partage Christian Parchet, responsable des achats de la société Eurocast. Cet arrêté est à l’origine de nombreuses exigences notamment concernant l'analyse de nos rejets. » Par ailleurs, « nous saisissons tous les relevés de nos rejets et nos polluants sur un site gouvernemental auquel les mairies et le service des eaux ont accès », ajoute Bernard Laborie, responsable sécurité et environnement, et un laboratoire extérieur validé par la préfecture effectue des analyses bimensuelles et semestrielles. »

Pour finir, Eurocast a obtenu la certification ISO 14 001 en 2003, norme de management environnemental : « Ce n’est pas obligatoire. Il s’agit d’une démarche volontariste de la direction d’amélioration continue », confie Philippe Hauteville, le directeur du site.

Produits polluants

Pour parvenir à réduire ses effluents, « nous investissons depuis plusieurs années dans des machines pour nous conformer aux normes environnementales et de sécurité », confie Christian Parchet. Si les responsables de la fonderie font tous ces efforts, c’est que cette activité nécessite l’emploi de plusieurs produits polluants. Et en tête de liste l’aluminium, matière première façonnée par milliers de tonnes chaque année. « L’eau que nous rejetons est principalement utilisée pour refroidir les machines. Notre débit autorisé doit se situer en dessous des 45m3 par jour. Avec les grosses chaleurs d’été, il nous arrive de dépasser la norme mais c’est ponctuel sur une journée », assure Bernard Laborie. Et ce sont ces chiffres dépassant la norme qui ont alerté une partie du conseil fin octobre.

Afin de montrer la conformité de leurs analyses sur le long terme, Eurocast a fait preuve de transparence en confiant les analyses semestrielles depuis 2013 (voir encadré). « Nous sommes soumis à de nombreuses exigences mais nous nous adaptons pour rester conformes aux normes qui accroissent chaque année », livre Bernard Laborie. 135 salariés, 30 intérimaires et des millions d’euros de chiffre d’affaires sont en jeu.