Les dirigeants des pays exportateurs de pétrole scrutent avec angoisse chaque jour le prix de l’or noir. A 42,5 dollars, le baril de WTI est tombé lundi au plus bas depuis février 2009, au moment où la crise financière mondiale battait son plein.

Une chute de 61 % en treize mois sous l’effet d’un déséquilibre flagrant de l’offre et de la demande pour cause de stagnation européenne, ralentissement chinois et hausse de la production saoudienne. Encore une poignée de dollars de recul et le baril serait ramené au niveau sévissant en 2004, certains analystes n’excluant plus que le baril s’approche des 30 dollars à la fin de l’année.

Si cette chute provoque un énorme transfert de richesses au profit des pays importateurs, qui concentrent tout de même 85 % de l’humanité, elle affecte durement les pays exportateurs... et donc les secteurs des pays occidentaux tournés vers la fourniture de ces marchés.