.. Ce Clermontois d’origine a le geste vif et précis, on sent qu’il met tout son cœur à sculpter, toute son âme même. Et en ce qui concerne l’âme justement, l’homme est un spécialiste. Car avant de s’adonner à la sculpture, Jean- Marc Fassel a passé 13 ans dans un monastère. Durant ces années au service de l’église orthodoxe, Jean-Marc a développé sa passion de la décoration et de la sculpture. « J’ai créé une fresque et des peintures murales dans une grange réaménagée en église vers Tulle. Avec d’autres religieux, nous avons aussi créé un cloître à Carcassonne. » Le bronze éternise la pièce

Arrivé à l’âge du Christ, à 33 ans donc, le moine décide de changer de vie. Il commence à travailler comme charpentier et rencontre sa future épouse en effectuant les travaux de sa maison. Il y a dix ans, c’est la fonderie d’art qui l’appelle et en particulier l’Art sacré. Depuis, il sculpte des formes abstraites dès qu’il le peut dans son atelier, tout en remplissant les commandes des particuliers. Il patine les œuvres qu’on lui confie dans le but de les rendre divinement belles et éternelles. « Beaucoup d’artistes viennent me voir pour que j’amène leurs œuvres au plus haut, » explique le fondeur. Pour une majorité d’entre elles, les pièces seront ensuite exposées dans des galeries. « Le bronze éternise, permet à la pièce de la faire durer dans le temps. »

Dernièrement Jean-Marc Fassel a réalisé une sculpture de Jésus-Christ qu’il a offerte à l’église de sa commune. Une équipe de TF1 est venue filmer sa façon de travailler. Le reportage sera diffusé à 13 heures lors de la semaine Sainte, en avril. Par Julie PHILIPPE www.fonderie-art.fr et infofonderie-art.fr