À en croire son principal dirigeant, Philippe Marillaud, mais aussi la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de l’Oise, qui a choisi de la distinguer (lire par ailleurs), l’entreprise présente même désormais des perspectives intéressantes.

La fonderie emploie aujourd’hui 80 salariés. Elle en a compté près de 240, du temps de Pechiney. Mais c’était avant. Avant 2007, lorsque l’entreprise a traversé une crise grave, un nouveau plan social et connu un rachat par la société Recovco.

La société Aurea, groupe européen de développement durable spécialisé dans le recyclage et le rachat de société, a sauvé Affimet d’un naufrage certain en 2009. « Aurea a investi pour capitaliser sur l’outil, explique Philippe Marillaud, directeur du pôle métaux chez Aurea, et il a continué à redynamiser l’entreprise pour l’aider à prendre des parts de marché dans l’automobile. » Et dans la période que l’industrie vient de traverser, le redressement de la situation n’a pas forcément été de tout repos.

« Être dans l’amélioration

de notre compétitivité »

« Affimet fait partie du pôle métaux et alliages du groupe, détaille encore Philippe Marillaud. Ce pôle représente 70 à 75 % de l’activité du groupe. Quatre entreprises en font partie : Affimet, M-Lego à La Ferté-Bernard (Sarthe) spécialisée dans le laiton, Poudmet à Bailleval (Oise) qui emploie 50 personnes et Trez à Chambéry (Savoie), spécialisée dans les poudres de zinc. » Cette société est la dernière à avoir été rachetée, en juillet 2013. Par ailleurs, le groupe gère une activité importante de recyclage des matières. Stratégie qu’elle applique sur son site compiégnois.

Affimet regarde maintenant plus sereinement vers l’avenir et vient d’embaucher un responsable export. Vingt pour cent de l’activité sont réalisés à l’export et le dirigeant compte s’appuyer sur ces marchés extérieurs, principalement l’Allemagne, pour assurer son développement. L’objectif est « d’être continuellement dans l’amélioration de notre compétitivité. L’élan est là ! Il faut souligner que sans l’implication de tout le monde, cela n’aurait pas été possible. Nous avons réussi à maintenir notre savoir-faire sur place ».

CINQ ENTREPRENEURS AUDACIEUX

En tournée dans l’agglomération compiégnoise ce jeudi 6 mars, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de l’Oise a initié une nouvelle action : le prix des Entrepreneurs audacieux. « En période compliquée, cela nous permet de mettre un coup de projecteur sur des entreprises qui osent investir, indique Charles Locquet, élu président du syndicat patronal en juin 2013. En période difficile, l’audace c’est d’oser continuer à investir. »