Face à la réduction des effectifs dans les sections de BTS dits « des métiers de la mécanique » et le manque d’attractivité de nos filières de formation dont font partie la forge, la fonderie mais aussi l’outillage, l’usinage … l’inspection générale de l’Éducation Nationale a initié un vaste chantier de rénovation de ces diplômes.

L’idée conductrice de la réforme est d’identifier les modules d’enseignements communs à l’ensemble de ces diplômes et ceux qui pourraient être étendus ou réduits, voire modifiés compte tenu de la spécificité des compétences métiers recherchées.

La Fédération Forge Fonderie siège à la commission paritaire consultative de la métallurgie, instance de décision en matière de conception et de rénovation des diplômes. Pour s’assurer de la parfaite adéquation des diplômes en préparation par l’inspection générale et les compétences attendues dans les entreprises, la fédération a sollicité deux industriels pour accompagner les travaux et assister Laurence Laumond dans la coordination de ce chantier: Christian Fontaine, responsable production – Ferry Capitain et Jean Michel Lesire, directeur général – Atelier des Janves.

Des groupes de réflexion composés d’industriels et d’experts en formation seront constitués dans les mois à venir pour élaborer le profil du BTS Forge et Fonderie de demain. Une consultation sera ensuite lancée auprès de l’ensemble des entreprises pour valider les orientations choisies.

Notre organisation aura à conduire une large réflexion qui devra nous amener certes à réviser les référentiels actuels des diplômes de BTS mais aussi à prendre en compte le niveau de formation Supra BTS qui sera impacté dans la mesure où l’esprit de la réforme vise à augmenter le niveau scientifique et technique des BTS et à réduire de fait la partie professionnelle dans nos diplômes. La spécialisation à nos métiers sera reportée au niveau BAC +3, les contenus pédagogiques n’en seront que d’autant plus importants.

A l’avenir, les objectifs de l’éducation nationale sont d’emmener 50 % d’une même classe d’âge au niveau licence, elle impose aussi aux établissements proposant des BTS (et non aux IUT !) d’orienter au moins 25 % des jeunes de bac pro vers un niveau BTS. Pour atteindre ces quotas et maintenir par ailleurs un bon taux de réussite aux examens, les établissements scolaires devront déployer des efforts particuliers pour accompagner ces élèves de bac pro qui présentent fréquemment un niveau scientifique moins élevé par rapport à un élève qui a suivi un cursus en STI2D.

Face aux évolutions technologiques et aux nouvelles organisations du travail, les industriels devront se mobiliser pour imaginer le profil des candidats qu’ils souhaiteront intégrer dans leurs entreprises à l’horizon 2020. Cette réflexion nécessaire aura une incidence forte sur la filière de formation que nous proposerons à nos futurs techniciens.

Une CPC, c’est quoi ? Les Commissions Professionnelles Consultatives, composées de représentants des employeurs, des salariés, des pouvoirs publics, ainsi que de personnalités qualifiées, sont directement en charge de l’élaboration des programmes et des diplômes. Elles donnent un avis sur la création, l’actualisation ou la suppression des diplômes de l’enseignement technologique et professionnel, du CAP au BTS. Chaque année, elles créent ou modifient ainsi des dizaines de diplômes