la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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La Fonderie au sein de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France

Premier centre de Formation des ‘Hommes de Métier’, les Compagnons du Devoir forment chaque année 10 000 jeunes à partir de 15 ans, dont 6000 apprentis dans une trentaine de métiers différents, répartis selon les matériaux travaillés : bois, pierre, métaux, cuir et textiles, alimentation.steven.JPG

Un peu d’histoire : Les premières traces du Compagnonnage remontent au Moyen Age, alors que la construction de grands édifices demandait des ouvriers qualifiés qui se déplaçaient à travers le Royaume. A partir du 16ème siècle, ces ouvriers se regroupent en associations de compagnons qui s’organisent et mettent en place un vocabulaire et des rites de reconnaissance. Au travers des siècles, des regroupements compagnonniques, des maîtres de corporations, des associations ouvrières, et autres syndicats ouvriers voient le jour, mais des guerres, la Révolution, les divers Régimes et les transformations sociales, les opposent. Certains rentrent en violents conflits, et se voient condamnés et interdits d’activité par la Police, ce dès le 18ème sc. Des transformations s’opèrent et certains métiers disparaissent du Compagnonnage, comme celui des fondeurs, dont la dernière trace en notre possession remonte à une signature en 1860, lors du légendaire pèlerinage à la Sainte Baume, d’un Compagnon Fondeur. Il faudra attendre le 20ème sc. Pour qu’une réorganisation du Compagnonnage s’effectue, et c’est en 1941 avec le Compagnon Jean Bernard que nait, à Lyon, l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France (A.O.C.D.T.F).

C’est en 2002, d’une collaboration entre deux Fondeurs, Cuffini Bruno et Inquimbert Laurent et un Compagnons Serrurier, Grès Jean-Michel, que nait l’idée de réintégration des Fondeurs au sein de l’A.O.C.D.T.F, ainsi présenté lors du Congrès de Nantes à l’éventuelle corporation de parrainage.

Mais ce n’est qu’en 2010 que le premier Fondeur, Carrer Florie, intègre Les Compagnons du Devoir, parrainée par la Corporation des Serruriers-métalliers. Entamant, à la rentrée, sa quatrième année de Tour de France et traçant la voie pour les futurs Fondeurs, elle se prépare à devenir prochainement, nous l’espérons, Compagnon Fondeur, avec la réalisation d’un « chef d’œuvre » et le passage de la « réception ». Aujourd’hui la voilà comblée, la relève vient d’être assurée avec l’adoption d’un deuxième jeune passionné et épris, Steven Jeandonnet-Savy, aspirant à son tour à devenir Compagnon. Ils ont un autre point en commun : une formation dont ils ont bénéficié auprès de Laurent Inquimbert, au sein de l’Atelier 960°, unique centre de Formation en Fonderie d’Art à cire perdue, de France, à Carcès, petit village Varois. Pour intégrer la section fonderie, au sein de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir, il faut être titulaire d’un diplôme d’un des métiers de la fonderie (CAP moulage industriel ou CAP mouleur noyauteur cuivre et bronze ; BAC Pro fonderie industrielle ou BTS de fonderie industrielle…) avant de pouvoir entamer son Tour de France et du monde…

Principe de formation chez les Compagnons Les jeunes en formation vivent en communauté dans des « maisons », dirigées par des Compagnons appelés Prévôts et aidés par des intendantes qui répondent au nom de « mères », autrefois seule présence féminine au sein des Maisons. Ces Maisons sont au nombre de 80 en France ; les apprentis y poursuivent leurs études le soir en salle de cours et le samedi en ateliers et travaillent en entreprises la journée. Le voyage : pendant le temps de leur formation, soit 3 à 5 ans, les jeunes entament le Tour de France et parcourent le pays d’entreprise en entreprise, de ville en ville, de Maison en Maison. Ils peuvent aussi, s’ils le désirent, partir à l’étranger pour compléter leur formation. Etre Compagnon, c’est bénéficier d’une expérience unique, c’est s’enrichir des multiples connaissances transmises par les entreprises et les Anciens et se nourrir des formidables rencontres ; C’est acquérir et se perfectionner dans un métier et non un emploi et ainsi devenir un ouvrier compétant et engagé, méritant la reconnaissance de ses pairs.

Contacts : Inquimbert Laurent : 07.60.02.79.79 inquimbert.l@orange.fr Carrer Florie : 06.77.82.36.35 carrerflorie@hotmail.fr Jeandonnet-Savy Steven : 06.61.49.07.00 stvjays@gmail.com

Commentaires

1. Le mercredi, 8 juin 2016, 14:16 par Francois Bronze

Je prends connaissance à l'instant par un de mes clients médecin à Paris de ce renouveau de notre compagnonnage pour la fonderie de bronze. Quel vrai bonheur d'apprendre cette merveilleuse nouvelle. Depuis des décennies je désespérais de voir nos métiers prestigieux disparaître inexorablement ! La relève arrive enfin....
Merci pour la pérennité de nos savoir entiers : le cerveau incomplet de l'université ne peut ni suffire ni remplacer celui de l'intelligence de la main.
Malgré beaucoup de tentatives personnelles je n'avais pas réussi à provoquer cette heureuse nouvelle dans mon domaine très voisin celui de la restauration des objets d'art en bronze.
Recevez mes félicitations et tous mes vœux de bonheurs et de réussites. Surtout ne vous disputez pas et ne vous découragez jamais ! Le métier vous donnera toutes les joies du monde...
Bien cordialement François

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