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Vous avez évoqué la signature d’un gros contrat. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une très bonne nouvelle même si je ne peux pas encore préciser de quoi il s’agit, mais ce contrat se situe dans le secteur du bâtiment. Il va engendrer pour la Diace un accroissement de 25 % environ du chiffre d’affaires dès le 1er semestre 2014 et pérenniser l’activité commerciale pour les deux prochaines années. Notre avantage est que nous avons déjà réalisé les investissements nécessaires pour répondre à ce contrat.

Cela se concrétisera-t-il par des embauches ?

Oui, nous devons recruter 15 à 18 salariés supplémentaires d’ici le mois de février 2014. Nous recherchons des opérateurs non qualifiés, de préférence ayant un attachement territorial sur la communauté de communes de Vayrac. Leur formation sera faite sur le site. Les personnes intéressées peuvent nous faire parvenir leur CV. A l’horizon 2017-2018, l’effectif de l’entreprise sur le site devrait se situer entre 100 et 110 salariés.

La crise économique a-t-elle impacté l’activité de la Diace ?

Tous les secteurs pour lesquels nous travaillons ont été touchés, particulièrement le bâtiment et nous n’avons pas encore retrouvé le niveau d’activité d’il y a quelques années. Nous sommes malgré tout confiants dans l’avenir, plus grâce à un accroissement du marché qu’à un redémarrage de l’activité.

Comment avez-vous réagi ?

Le secteur de la fonderie est en déclin (ndlr : le nombre de fonderies est passé de 815 à 350 en 25 ans) et nous profitons d’un effet d’aubaine. Depuis quatre ou cinq ans nous avons donc fait beaucoup d’investissement. Neuf nouveaux robots seront notamment installés d’ici la fin de l’année, et nous allons continuer avec 5 millions d’euros d’ici 2016 dont un agrandissement de 1 500 m2.

Etes-vous aidé par les collectivités ?

Oui et je tiens à remercier publiquement la région, le département, la communauté de communes et la commune. Sans leur soutien et leurs aides, ce serait très difficile de se développer.

Diace, zone artisanale, 46110 Vayrac ; tél. 05 65 32 45 03.

En chiffres La Diace a été créée en 1977 par Jean-Paul Hède et son épouse Yvette. Matthieu, leur fils, a repris le flambeau il y a quelques années. «Mes parents ont très vite diversifié la production de l’entreprise pour pouvoir la développer. Pour cela ils ont fait d’importants investissements dans les machines ce qui a permis de multiplier par dix le chiffre d’affaires en une dizaine d’années… Et je continue de travailler dans cette ligne directrice de développement», dit-il.

De la conception des moules à la finition des pièces, en passant par la fusion de l’aluminium, la fabrication par moulage sous pression ou gravité, le contrôle, l’usinage, etc. tout est réalisé sur le site de Vayrac. Seule la réalisation des moules est externalisée.

Aujourd’hui, la Diace c’est 4 000 m2 de surface industrielle, 80 collaborateurs dont environ 50 % de femmes, 8,5 millions d’euros de chiffre d’affaires dont environ 25 % à l’export vers une douzaine de pays dont l’Italie, la Russie, la Chine, Singapour, 500 références et 70 clients différents, avec qui la société traite directement, dans plusieurs secteurs d’activité : bâtiment, aéronautique, transports, biens d’équipement, loisirs.