Cela dit, peut-on renverser le cours de l’histoire ? En Europe, pourtant si développée, l’exploration minière n’a guère touché que les gisements affleurants – Neves-Corvo est une exception. Un exemple : on frémit à l’évocation du quasi-monopole de la Chine sur les Terres Rares. S’il existe, c’est qu’on le veut bien. En Scandinavie, en Russie, au Groenland surtout, d’énormes possibilités existent, de même qu’en Afrique. Nous avons perdu énormément de temps : attend-on que la Chine mette la main sur ces ressources ? En France, la difficulté commence avant même la prospection. Une autorisation de prospection ne sera délivrée que si l’on démontre (à grands frais) que nul dommage écologique ne sera causé et que les riverains sont d’accord. ...

Autre problème : les deux métiers de base de la mine, le géologue minier et le mineur, se sont à peu près éteints en France, les derniers professionnels ayant atteint un âge canonique, et ce type d’enseignement ayant disparu. Car il ne faut pas se faire d’illusions : les diverses Ecoles des Mines françaises, aussi prestigieuses soient-elles, étudient tout, sauf la mine et la géologie minière.

Sans audace, sans imagination, sans goût du risque, en un mot sans l’envie d’entreprendre, il n’y a plus qu’à devenir trader ou à jouer à la loterie, et après moi le Déluge !

Article complet