Le transport routier, secteur constitué de quelques grands groupes mais surtout de nombreuses PME - près des trois quarts ont moins de cinq salariés - ont été fragilisées par la crise. Décision phares du Grenelle de l'environnement de la précédente majorité, l'écotaxe poids lourds avait été votée en 2009 mais n'a pas vu le jour Elle doit être appliquée à près de 800.000 camions, dont 600.000 français, qui circulent sur 12.000 km de routes nationales et 2.000 km de routes départementales du réseau routier "non concédé", donc hors autoroutes. L'objectif d'une telle taxe déjà appliquée dans des pays riverains de la France comme l'Allemagne et la Suisse est de faire financer l'usure des infrastructures routières par les transporteurs et d'inciter les chargeurs à privilégier des moyens de transport plus respectueux de l'environnement, comme le rail, les canaux ou les liaisons maritimes. Le produit de 1,2 milliard d'euros attendu chaque année doit être réparti principalement entre l'Etat (780 millions), qui s'est engagé à doter avec cette somme l'agence de financement des infrastructures, les collectivités locales (160 millions) et Ecomouv' (230 millions).