Cette activité permet toutefois aux usines françaises de l'équipementier automobile de limiter la casse. Le chiffre d'affaires du premier semestre 2013 est de 222,4 millions d'euros, en hausse de 3,3 % par rapport à la même période de 2012. Le chiffre d'affaires annuel 2012 ressortait à 395 millions. « La France et le Mexique ont souffert de baisses importantes (dues respectivement à Renault et Daewoo) alors que l'Irlande du Nord et la Bulgarie sont en croissance considérable », indique le groupe dans un communiqué.

Les dirigeants se veulent rassurants sur l'avenir des usines françaises. « Elles sont le support technologique des cinq autres », disent-ils. Toutefois, la part des ventes des sites du Mexique, de Bulgarie, et du Royaume-Uni est passée de 47% à 54 %. « Nous avons investi 65 millions d'euros dans notre unité bulgare, qui est ultramoderne, rappelle aux « Echos » Marc Majus, directeur financier. Elle emploie 500 salariés, travaille pour Renault, BMW, Audi et bientôt Volvo. Son chiffre d'affaires de 80 millions d'euros devrait doubler à moyen terme ». Pour compléter cet outil « très rentable », souligne Marc Majus, Montupet nourrit le projet d'une nouvelle usine semblable en Macédoine, proche de l'usine bulgare. Elle pourrait ouvrir d'ici à 2016-2017.

Mi-juillet, Montupet avait annoncé son implantation en Asie, à travers la création d'une coentreprise avec Jaya Hind Industries (JHI), première fonderie d'aluminium en Inde. La nouvelle entité, d'un effectif d'environ 300 personnes, produira un nouveau moteur de petite cylindrée pour la filiale indienne de Ford. Stéphane Frachet, Les Echos Correspondant à Tours