Les Echos - Par Denis Fainsilber A l'occasion de la sortie de sa nouvelle gamme, le constructeur met fin à ses fabrications en Turquie. Cette annonce constitue une réelle bouffée d'oxygène pour les usines françaises du groupe, dont les salariés nourrissaient de plus en plus d'inquiétudes. - - venissieux_19_03_186.jpg Tandis que Renault fabrique une part de plus en plus grande de ses berlines Clio dans son usine de Turquie, plutôt qu'à Flins, Renault Trucks, son ancienne division de poids lourds, détenue à 100 % par AB Volvo depuis 2001, effectue le chemin en sens inverse. Son actionnaire suédois a annoncé hier la fin du contrat d'assemblage avec le constructeur turc Karsan, signé en 2007, en vertu duquel ce dernier fabriquait dans son usine de Bursa les camions Renault et Volvo destinés au marché turc.

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Mais avec l'annonce d'hier, et surtout le passage ambitieux aux normes Euro 6 (qui représente pour l'actionnaire suédois un investissement de plus de 2 milliards d'euros, au terme d'un développement échelonné sur cinq ans), Volvo manifeste sa volonté de ne pas toucher à ses compétences industrielles en France. L'usine de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain, reste donc chargée de l'assemblage des véhicules grands routiers et de chantier, celle de Blainville (Calvados) réalise la gamme distribution de moyen tonnage et les cabines, tandis que Vénissieux (Rhône) réalise une partie des moteurs.