Depuis, les investissements se sont multipliés et les embauches ont suivi. Dans un contexte de crise, avec une entreprise qui reste en déficit (mais qui a augmenté son chiffre d’affaires de 15 % en un an), le pari a été pris de poursuivre dans cette voie (sociale) vertueuse. On investit encore. 10 M€ sur cette année 2013, avec la mise en place de deux robots qui ne remplacent pas l’humain mais sont nécessaires au contrôle des pièces. « Les réclamations ont diminué de 50 % », affirme Didier Getrey, secrétaire du comité d’entreprise. Plutôt content, puisque les partenaires sociaux sont associés aux différents achats. Ceux-ci participant même à l’amélioration des conditions de travail. Fonderie Lorraine met actuellement en place un bac à ultrasons pour nettoyer les moules. Opération qui était autrefois faite à la chaîne et à la fraiseuse. Notons encore l’achat d’un nouveau four, d’une capacité de neuf tonnes de métal en fusion. Et, cerise sur le gâteau, des embauches en vue. Une trentaine selon les souhaits des syndicats. Le patron, Gérard Dahlem, est plus réservé, mais il assure que ces futures embauches seront puisées dans le vivier des intérimaires œuvrant dans l’usine. Des contrats souvent précaires qui seront convertis en contrats solides. Et la direction y trouve son compte. « Le déficit devrait être réduit de moitié cette année par rapport à 2012, l’objectif étant l’équilibre d’ici à 2015. Et nous tenons pour l’instant cet objectif. » Que demande le peuple ! M. L.