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À la fonderie de Caudan (56), des négociations en panne

Ouest France Des négociations se sont ouvertes le 29 avril. Objectif, intégrer les salariés de Caudan (Morbihan) à l'accord signé au niveau du groupe Renault. sbfm.jpg2.jpg

Hervé Wibaux, directeur de la fonderie de Bretagne, fourbit ses arguments pour convaincre les salariés de signer l'accord au niveau du groupe Renault.

Il indique : « Cet accord permet non seulement d'éviter la fermeture de sites en France malgré la crise structurelle de l'industrie automobile, mais aussi de retrouver de la croissance et d'augmenter les volumes de fabrication dans les usines françaises. Le premier effet de cet accord a été l'annonce, début mai, de l'affectation de la fabrication de 82 000 Nissan Micra à l'usine de Flins. » Report des investissements ?

Il rappelle les propositions faites aux syndicats de la fonderie de Bretagne, implantée à Caudan : « Un projet de 68 millions d'euros d'investissement indispensable au redressement de l'entreprise, 20 millions d'euros consacrés à l'amélioration des conditions de travail et de l'ergonomie, l'adhésion à l'intéressement financier du groupe (1 800 € par an en moyenne sur 10 ans pour un opérateur), un ajustement du temps de travail à 35 heures, comme pour l'ensemble des salariés du Groupe Renault. Ces propositions qui forment un tout ont été, pour l'instant, refusées en bloc par une partie des représentants du personnel. »

Pour Hervé Wibaux, ce refus pourrait avoir des conséquences graves : « Suspension de la commande de la nouvelle ligne, report des investissements ». Et le directeur du site de déclarer : « Nous sommes déterminés à faire aboutir positivement ces négociations. Pour éviter la dénonciation des accords existants et obtenir les investissements nécessaires au redressement de la fonderie, nous avons besoin du soutien et de l'adhésion des salariés et des représentants du personnel. Ces derniers sont les seuls à pouvoir signer un accord, je compte sur leur sens des responsabilités. »

Un accord, dont la CGT, syndicat majoritaire, ne veut pas, considérant qu'il existe déjà un accord « maison » avec des acquis sociaux dont ils ne veulent pas se départir.

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