la fonderie et piwi

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60 emplois supprimés dans la fonderie de PSA des Ardennes (08)

La fonderie Peugeot-Citroen va perdre 60 emplois. L'Union.

ARDENNES. Pour produire les pièces d'une nouvelle Citroën, la direction de PSA a refusé l'offre de sa fonderie ardennaise, au profit d'un équipementier suisse. La CGT s'insurge.psa_08.jpg

LA fonderie PSA des Ayvelles, premier employeur privé de la région, a perdu un marché représentant une soixantaine d'emplois, a-t-on appris hier de source syndicale. Dans le cadre de la production d'un nouvel utilitaire de marque Citroën (nom de code K-Zéro), le site ardennais de PSA avait candidaté pour produire le bras de direction du véhicule (pièce située entre les roues et le châssis).

C'est finalement l'équipementier suisse Georg Fischer qui a été retenu, et qui produira les 177 000 pièces commandées. Pour la CGT du site industriel, la perte de ce marché pourrait entraîner la disparition de 60 emplois. Le syndicat ajoute que ce marché représentait aussi 25 emplois à la Fonte ardennaise, qui devait en théorie usiner les bras de direction. « Nous sommes très en colère, confiait hier François Cazeaux, secrétaire général de la CGT pour l'usine des Ayvelles. Ce marché aurait permis non pas de recruter 60 personnes, puisque PSA n'embauche plus, mais de maintenir dans l'emploi 60 personnes. Ces 60 emplois risquent désormais de disparaître, sous forme de départs à la retraite non remplacés. » Le délégué évoque avec amertume la chute des effectifs ces dix dernières années. « En 2004, l'usine comptait 3 382 salariés tout compris (CDI, CDD et intérimaires), contre 2 109 fin 2012. Cela représente un tiers d'emplois perdus, 1 273 exactement. » Le délégué syndical dénonce par ailleurs le choix « contre nature » de PSA, qui choisit une fonderie concurrente, plutôt qu'une usine de son propre groupe. « Il n'y a plus aucune logique de groupe. On demande à Charleville de répondre au marché simplement pour faire baisser les prix de la concurrence ! » Selon lui, le prix proposé par l'usine ardennaise était moins cher de 11,5 % par rapport à celui de l'équipementier suisse, qui a en conséquence dû revoir ses prétentions à la baisse. Hier en fin d'après-midi, la direction de l'usine ardennaise a confirmé la plupart des informations du délégué syndical, hormis celles sur l'emploi. « Nous avons en effet perdu le marché. Pour la réalisation des pièces brutes en fonte, nous proposions un prix très compétitif, de 11,5 % moins cher. Mais la partie usinage nécessitait un gros investissement, chiffré à 2,3 millions d'euros. Au final, nous arrivions au même prix que celui de Georg Fischer, d'où une rentabilité nulle avec en plus un gros investissement. Le choix s'est donc porté sur le concurrent. » Disant comprendre « la déception des salariés », la direction de la fonderie veut cependant les rassurer sur la pérennité du site ardennais. D'une part, car « diminuer les effectifs à cause de ce marché perdu, ce n'est pas du tout d'actualité ». D'autre part, car l'usine va connaître une petite révolution dans les mois à venir (lire ci-contre).

Guillaume LÉVY

Commentaires

1. Le vendredi, 15 mars 2013, 21:59 par moi

« Nous avons en effet perdu le marché... nous proposions un prix très compétitif, de 11,5 % moins cher. Mais la partie usinage nécessitait un gros investissement, chiffré à 2,3 millions d'euros. Au final, nous arrivions au même prix que celui de Georg Fischer... Le choix s'est donc porté sur le concurrent. »

C'est beau ! Continuons comme ça, on y va...

2. Le samedi, 16 mars 2013, 07:34 par Mèkilékon

Un tel choix, à prix final identique, dvrait être passible de lourdes sanctions de la part de l'Etat et des collectivités : suppression de toutes les aides financières, subventions, commandes publiques de véhicules, etc...si nos élus et fonctionnaires avaient des c...ll.s!!!

La volonté de ré-industrialisation n'est donc que de la com, de la dialectique fumeuse.

3. Le samedi, 16 mars 2013, 07:50 par Mèkilékon

Encore une exemple qui montre que de temps en temps, il faudrait savoir disposer d'une mitrailleuse et d'un mur...solution primitive, certes, mais dans certains cas, il ne reste malheureusement que celà.

http://www.slate.fr/story/69327/ban...

4. Le samedi, 16 mars 2013, 08:57 par Le Bébert de la Fonderie

L'humanisme a disparu depuis bon nombre d'années dans l'industrie, tout au moins française !
Il n'y a plus que la finance qui compte donc la rentabilité à tout prix et toutes les grandes, voire même moins grandes, décisions paraissent abhérentes à notre génération qui a été élevée et formée dans un état d'esprit d'une toute autre mentalité certainement plus saine.
"Le changement c'est maintenant" devait s'attaquer à la finance qui était son principal ennemi, mais il a très certainement sous-estimé le pouvoir de cette très puissante institution car cette affirmation parait enterrée ou bien trop puissante pour un simple Président normal !

5. Le samedi, 16 mars 2013, 18:46 par anonyme

Conséquences du gel sur les tuyaux 16/03/2013 17:02 SPECIALE commentaire en attente

Bonjour,
Monsieur Bébert,je pense que vous devez travailler dans cette Fonderie.Je vous dirai une chose,avant de critiquer le tuyau fonte et de faire les éloges de votre entreprise,on prend le tuyau,on regarde la date de coulée et on fait analyser la fonte avant de porter un jugement.Tout d'abord veuillez donner un grand coup de balai devant la porte de votre entreprise,en 1971 P.A.M ne sont pas étranger à la fermeture de la Société Générale de Centrifugation de BAR LE DUC avec l'aide du 1er ministre Messmer celui qui a dit"LIP c'est fini" un bon ministre à fermer les usines.Nous étions plus de 600 personnes à S.G.C et ont faisaient de l'ombre à votre Fonderie il fallait nous détruire,il voulait être seul à faire les pièces que vous moulez actuellement.
Monsieur Bébert,pouvez vous m'indiquer la date du premier tuyau de descente d'eau coulée en GS.

Site web : http://over-blog etainfaitmain
Email : joseph.speciale@orange.fr
Adresse IP : 92.144.55.30

6. Le samedi, 16 mars 2013, 21:01 par fpr

MEKILECON a raison,BEBERT a raison ,anonyme a raison et tous les fondeurs ont raison,je propose de vous réunir,hommes de bon sens pour dire stop au massacre,et agir en conséquence.

7. Le dimanche, 17 mars 2013, 21:18 par Mèkilékon

Pour ceux qui veulent poursuivre leur réflexion...hors du contexte de ce blog consacré à la Fonderie.

http://www.voltairenet.org/article1...

8. Le jeudi, 21 mars 2013, 07:54 par anonyme

La fonderie PSA des Ayvelles, premier employeur privé de la région, a perdu un marché représentant une soixantaine d'emplois, selon une source syndicale.

Dans le cadre de la production d'un nouvel utilitaire de marque Citroën (nom de code K-Zéro), le site ardennais de PSA avait candidaté pour produire le bras de direction du véhicule (pièce située entre les roues et le châssis). C'est finalement l'équipementier suisse Georg Fischer qui a été retenu, et qui produira les 177 000 pièces commandées.

Ce marché aurait permis non pas de recruter 60 personnes, puisque PSA n'embauche plus, mais de maintenir dans l'emploi 60 personnes. Ces 60 emplois risquent désormais de disparaître, sous forme de départs à la retraite non remplacés.

«En 2004, l'usine comptait 3 382 salariés tout compris (CDI, CDD et intérimaires), contre 2 109 fin 2012. Cela représente un tiers d'emplois perdus, 1 273 exactement».

Par ailleurs, la direction du site PSA des Ayvelles a présenté hier les grandes lignes d'un investissement appelé à se concrétiser dans les mois qui viennent : la fabrication de fours moyenne fréquence «très perfectionnés». Moyennant un investissement de 3,5 millions d'euros, les salariés du site devraient voir, dès cette année, leurs conditions de travail «nettement améliorées».

La CGT de l'usine reconnaît un plus grand confort au quotidien, mais s'inquiète du prix à payer pour en arriver là. «Ces nouveaux fours vont entraîner une réorganisation du travail et causer la perte de certains services et certains postes. On peut estimer que 50 salariés vont en pâtir. Notren inquiétude est que l'usine rembourse ce gros investissement en prenant sur des salaires, donc en se séparant de salariés».

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