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Chômage partiel pour la fonderie Tamaris Industries

L'Usine Nouvelle.

Le tribunal de commerce de Nîmes se réunit le 12 mars pour examiner les comptes de la fonderie gardoise, alors qu’un différend entre l’actuel propriétaire, Hugh Aiken, et l’ancien, Delachaux, gèle tout investissement.

Chez Tamaris Industries à Alès (Gard), un programme de chômage partiel lié à une réduction d’activité prendra effet la semaine du 11 mars. "La baisse d’activité, ici comme ailleurs, reflète le niveau du marché de la fonderie, explique René Figuet, le directeur du site. Nous produisons 60 à 100 tonnes par mois pour une capacité de 250 à 300 tonnes. Parmi nos secteurs clients, si la manutention se maintient, l’automobile chute... L’intérêt d’un programme d’activité partielle longue durée, sur mars et avril, c’est qu’il est très souple. Chaque semaine, je reconsidère la charge de travail en fonction des commandes, service par service. En mars, cela restera ponctuel."

Avec une trésorerie à plat, Tamaris Industries a demandé à être placé sous sauvegarde et une procédure a été ouverte par le tribunal de commerce de Nîmes le 14 décembre 2012. Une audience, déjà reportée deux fois, aura d’ailleurs lieu le 12 mars devant le tribunal de commerce pour étudier les comptes. Le représentant des salariés Julien Vitrani se dit "très inquiet", car le propriétaire et président depuis mai 2012, Hugh Aiken, refuse d’injecter de l'argent frais. "Or, lors d’une table ronde en préfecture le 27 février, le commissaire au regroupement productif nous a assuré que l’Etat était prêt à accompagner Mr Aiken dans un plan de sauvegarde, mais si ce dernier met la main à la poche."

A la situation financière délicate de la fonderie gardoise, s’ajoute un contentieux entre l’actuel propriétaire et l’ancien, Delachaux. "Mr Aiken conteste l’évaluation de Tamaris lors de la reprise et nous a parlé de faux procès-verbaux de conformité découverts en juin 2012, indique le représentant des salariés. Il ne veut pas investir tant que la situation avec Delachaux n’est pas réglée." 7 millions d’euros devaient nourrir le site d’Alès. "Mais depuis mai, regrette le représentant des salariés, aucun engagement n’a été tenu et nous n’avons aucune visibilité sur la trésorerie."

La fonderie alésienne, qui emploie 75 salariés, et dont les origines remontent à 1829, fournit aujourd’hui des aciers pour la défense, l’automobile, la construction navale ou les énergies renouvelables. Elle avait réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 9,6 millions d’euros tout en enregistrant une perte nette de 5,2 millions d’euros.

Sylvie Brouillet

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