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News éco : en Maurienne avec Rio Tinto

http://www.ledauphine.com/savoie/2012/12/04/amertume-et-scepticisme-a-la-sortie-de-la-table-ronde-sur-l-avenir-de-rio-tinto-alcan-svyw

Rio Tinto Alcan emploie aujourd’hui près de 600 personnes en Maurienne (450 à la production et 150 au laboratoire).

C’est pleins d’amertume et de scepticisme que les élus et les syndicats ont quitté la table ronde sur l’avenir de Rio Tinto Alcan, provoquée par le préfet Eric Jalon au château des Ducs. Les représentants du groupe industriel étaient invités à expliquer le plan de restructuration du laboratoire de recherche sur les fabrications (LRF) et le projet de cession de l’unité de production de Saint-Jean-de-Maurienne.

« L’aluminium n’est pas le plus rentable par rapport à tout ce qu’ils peuvent exploiter. Ce sont d’abord des minéraliers qui sont venus à l’aluminium. Or, aujourd’hui ils n’ont plus l’appétit de l’aluminium. » Pour Christian Rochette, président du syndicat des pays de Maurienne et conseiller régional, c’est très clair. « Quant au LRF ils ont dit qu’ils voulaient le garder mais ne nous ont pas dit où. Saint-Jean peut être en difficulté, il peut aller à Voreppe ou au Canada. »

Scepticisme également pour Béatrice Santais, députée et conseillère générale, lasse de ce discours. « On a la sensation que pour le laboratoire, il n’y a pas beaucoup d’espoir. » 39 suppressions d’emplois ont été annoncées par la direction au mois de novembre, mais aucun licenciement ne devrait intervenir avant octobre 2013. Quand à l’unité de production, les dirigeants sont toujours en contact avec deux repreneurs potentiels, un industriel et un financier, mais leurs noms restent confidentiels. Les élus sont un peu plus optimistes quant à une possible reprise. Reste à résoudre la question énergétique. « Il faut un contrat énergétique suffisamment compétitif pour que ce site soit capable de produire de l’aluminium de façon profitable » avertit Alexis Segal, directeur de la communication.

Pierre-Marie Charvoz : « Le gouvernement s’investit sur Peugeot, s’investit sur ArcelorMittal, et la Maurienne on est quoi ? » Le préfet n’a pas caché non plus son septicisme. Après avoir adressé une mise en demeure à l’entreprise, celui-ci reste vigilant : « Nous ne pouvons pas accepter que le climat d’incertitude qui règne autour de cette entreprise se traduise par une dégradation des conditions d’exploitation qui mettrait en jeu et la sécurité des personnels et la capacité de l’outil de production à reprendre une activité performante dans l’avenir. »

Quant à Pierre-Marie Charvoz, maire de Saint-Jean-de-Maurienne et conseiller général, il aimerait que l’Etat s’engage plus. « Je considère aujourd’hui que nous sommes les laissés pour compte. Le gouvernement s’investit sur Peugeot, s’investit sur ArcelorMittal, et la Maurienne on est quoi ? On n’est rien du tout. »

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