Hier, à Mulhouse, c’est un peu la même chanson qui a été entonnée à l’occasion de l’inauguration de l’unité de fabrication des carters des moteurs en question. La fonderie de l’usine de Mulhouse, unique site du groupe travaillant selon le procédé sous-pression aluminium, a, pour accueillir cette nouvelle ligne, été agrandie de 1 100 m² supplémentaires. Cinq chantiers de moulage seront dédiés à la production de 2 600 carters par jour en pleine cadence, soit un investissement total de 24 millions d’euros, qui tournera à plein régime début 2013.

Ces nouveaux moteurs essence trois cylindres seront, notamment, proposés sur les Peugeot 208. Plus compacts, dotés d’une puissance de 68 à 82 chevaux, ils permettent de réduire la consommation et les émissions de CO2 de 25 % par rapport au moteur quatre cylindres de même puissance.

« La fabrication des carters cylindre des moteurs EB mais aussi des vilebrequins et des bielles, dès l’année prochaine, sont un gage de la confiance du groupe dans votre savoir-faire et votre performance », a déclaré Jean Mouro, directeur de PSA Mulhouse, devant l’équipe du matin de la fonderie. Et le directeur de rendre un hommage appuyé aux « travailleurs de l’ombre », qui fabriquent « les pièces invisibles mais pourtant, oh combien essentielles dans le fonctionnement et la sécurité d’un véhicule ». « Défi technologique »

Auparavant, Didier Filippozzi, directeur mécanique et bruts de PSA Peugeot Citroën, avait évoqué les trois enseignements qu’il faut tirer de ces moteurs EB : « Cela montre que PSA investit dans la recherche et développement et l’outil industriel sur le territoire français, alors même que le marché européen stagne. PSA montre que la technologie s’exporte puisque les moteurs seront aussi, à terme, fabriqués en Chine et en Amérique latine pour le marché local, et je suis certain qu’il sera plébiscité par General Motors, notre partenaire, dans le cadre de l’Alliance. Enfin, nous avons réussi un défi technologique puisque ce moteur est parmi le meilleur du marché, descendant en dessous des 100 g de CO2/km », s’est réjoui le patron de la division mécanique et bruts de PSA.

Chargé d’un rôle stratégique dans un projet coûteux (717 millions d’euros d’investissement global pour le moteur EB), PSA Mulhouse retrouve, en ce premier semestre marqué par des baisses d’effectifs, des raisons de croire à un avenir meilleur.

le 13/04/2012 à 05:00 par Laurent Bod