selon La République. L'épaisse fumée noire des pneus brûlés a de nouveau flotté dans le ciel d'Arudy, hier. Un mois après les premières tensions à la Fonderie Messier, avec séquestration du directeur de l'usine Xavier Narbonne, la colère est revenue dans les rangs des quelque 200 salariés de l'entreprise. Dès 7 heures hier, seuls les intérimaires, les CDD et des cadres étaient présents dans l'usine. Près de 150 personnes, salariés de la Fonderie, représentants syndicaux d'autres entreprises de la métallurgie et anonymes, se sont massés à l'extérieur.

Le climat s'était pourtant apaisé autour du 20 février, à la faveur d'une négociation entre direction et syndicats renouée à l'inspection du travail. La CGT notait les avancées en termes de salaires (une prime de 40 €), de congés (une semaine au choix des salariés et non plus « imposée ») ou des heures supplémentaires au volontariat.