Publié le mardi 15 février 2011 à 10H45 selon le journal L'Union - L'ardennais :

"Un personnel vieillissant et peu renouvelé. C’est le constat des professionnels de la métallurgie : le secteur demeure toutefois le premier employeur de la région et des Ardennes avec, pour ce seul département 17 000 salariés. Or, pour conserver cette dominante, les industriels ont besoin de recruter. Le sujet inquiète tout particulièrement le secrétaire régional de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, Lionel Vuibert. la2yon_hector_guimard_6fec_10_004.JPG

« On rame. » C’est devenu un souci récurrent de la profession (qui comprend l’activité de fonderie, de fonte mais aussi le domaine de la plasturgie). Car le secteur attire peu. « C’est d’abord une question d’image et l’actualité récente avec Porcher ne nous aide pas. » Le problème est même devenu chronique. Conséquence : les employés vieillissent et ne sont pas toujours remplacés. Le taux d’employés de plus de 50 ans atteint les 25 %. De fait, même si la tendance est de produire toujours autant voire plus avec moins de main-d’œuvre, l’industrie a besoin d’embaucher « des collaborateurs très qualifiés ». En attendant, on forme en milieu professionnel et par la promotion interne.

Mais la solution la plus pérenne passerait par la constitution d’un pôle fort. Pour y remédier, Lionel Vuibert plaide pour un renforcement de la compétence matériaux, via l’université. Pourtant, constate le responsable, « Outre la fermeture de Delphi et de Porcher, l’activité va mieux même si on n’a pas retrouvé le niveau d’avant la crise : la voilure est réduite en terme d’effectif, on a retrouvé un niveau d’activité satisfaisant par rapport aux capacités de travail. » Et de reconnaître toutefois les effets favorables du chômage partiel et de l’effort en terme de formation professionnelle qui est passé de 12 000 salariés en formation en 2010 pour une durée moyenne de 35 heures contre 900 salariés pour des durées légèrement inférieures « pour une année normale ». Pour l’année 2011, le responsable du syndicat professionnel de la métallurgie espère bien entendu une pente ascendante. Et pour cela, les entreprises ont besoin de fond de roulement. "