la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

Logo AMF 1-6-16 logo cavenaghi Logo BMF 5-10-18 Logo JML oct 2018 Logo Elkem 1-6-16

Logo Ampere Alloys



Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, 12 janvier 2021

GLOBAL INDUSTRIE (ex Midest) du 7 au 10 septembre prochain .

L’industrie de demain s’invente sur Global Industrie, acteur de la relance industrielle ! ce sera à EUREXPO LYON .

lundi, 11 janvier 2021

On était efficace à cette époque ....

Rien à voir avec la fonderie ...

Lire la suite...

Le n° 24 de la revue de la Fédé forge Fonderie est parue

Helmut Claas, légende du machinisme agricole est mort

Les Echos

Cet Allemand, qui avait démarré comme ouvrier, a donné son essor à un groupe de 11.400 salariés.

Son nom s'inscrit sur les moissonneuses batteuses, tracteurs, ensileuses et autres machines agricoles de couleur vert pomme dans le monde entier. Helmut Claas, ex-président du conseil de surveillance et, jusqu'à l'an dernier, président du comité des actionnaires du groupe allemand Claas, s'est éteint mardi.

L'industriel était né, il y a quatre-vingt-quatorze ans, à Harsewinkel, en Westphalie, où ses parents détenaient une petite usine de machines agricoles qui employait alors 100 personnes.

Francophone et francophile Armé d'une formation d'ajusteur-mécanicien et de quelques stages pratiques en mécanique et fonderie, Helmut Claas a démarré comme ouvrier.

Francophone et francophile, il s'inscrit ensuite dans un cursus d'études agricoles à Paris. Ayant rejoint l'entreprise familiale en 1958, il se voit confier la gestion de la filiale de distribution française. Il sera nommé directeur du groupe en 1962, et portera la croissance et l'internationalisation de Claas en établissant des usines en Russie, aux Etats-Unis et en Chine.

Rachat de Renault Agriculture que les ESFF et leurs amis ont visité en 2014 photos piwi En France, sous son égide, Claas reprend en 2003 l'activité tracteurs de Renault Agriculture. Le groupe acquiert ainsi l'usine du Mans, devenue l'épicentre de cette activité. Claas emploie aujourd'hui, dans l'Hexagone, 2.500 de ses 11.400 salariés. Mais Helmut Claas était également un agriculteur, exploitant une ferme en Est-Anglie, en Grande-Bretagne, où il séjournait fréquemment avec son épouse. « Il aimait nouer des contacts avec les fermiers des environs », dit-on au sein du groupe, désormais présidé par sa fille, Cathrina Claas-Mühlhäuser.

dimanche, 10 janvier 2021

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES

Ceux-là se prénomment Bruno, Éric, Marc, Marcel, Francisco, Ajax et Mohammed.

vincent_francoisjpg

Ils auraient pu jouer dans le film de Claude Sautet tant leur camaraderie est grande. Ils sont poteyeurs, ébarbeurs, mouleurs, usineurs et chef d’équipe et avec leur centaine de collègues ils ont redémarré l’usine depuis lundi.

Aucun média ne s’intéresse à eux sauf lorsque des palettes brûlent devant une usine en grève et que des plans ringards sont faits pour montrer combien l’industrie est sale, polluante et violente parfois.

Ce sont des nombres, des effectifs à réduire car ils coûtent bien plus chers que d’autres travailleurs dans des pays pourtant bien inamicaux. Mais pour SIFA Technologies ce sont des gens qui n’attendent rien d’autre que de continuer à exercer un travail très spécialisé et difficile qui les maintient dans le respect de leur famille, une place dans la société et leur apporte la dignité.

Quand bien même le sens de ce mot s’est perdu, ils le défenderont avec force et courage.

Bruno, Éric, Marc et les autres croient dur comme fer à la réindustrialisation et il faut que les décideurs des donneurs d’ordres entendent leur message et n’oublient pas les services qu’ils ont rendu. Attention de ne pas leur mentir.

PATRICK BELLITY

Poitou : Bercy défend sa méthode dans le dossier des fonderies

La Nouvelle République -

La ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher s’est beaucoup engagée au moment de la reprise des fonderies par Liberty. Malgré la fermeture de la Fonte, Bercy défend la méthode. Agnès Pannier-Runacher lors d’une visite sur le site des fonderies en mars 2019.

Après le coup de massue de début décembre et l’annonce de la fermeture, l’heure est à la négociation du plan social à la Fonderie Fonte. Si les 292 salariés concernés sont déjà fixés sur leur sort (la porte ou un vague espoir de reconversion), ils veulent obtenir des conditions de départ décentes.

On se souvient qu’en 2019, la secrétaire d’État devenue depuis ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher s’était engagée personnellement dans le sauvetage des deux fonderies Fonte et Alu. Elle était venue à deux reprises sur place, évoquant « une victoire » lors de la reprise par Liberty, groupe du milliardaire indo-britannique Sanjeev Gupta. Une reprise à laquelle l’État avait grandement contribué.

« Il ne faut pas que les difficultés de la Fonte déteignent sur l’Alu » Au ministère de l’Économie, on indique aujourd’hui regarder de près les derniers développements. « C’est un dossier que la ministre suit de longue date, assurent ses conseillers à Bercy. C’est une filière sur laquelle on a des préoccupations majeures. Elle est en difficulté et elle combine des problèmes structurels (surcapacité, déclin progressif de la filière diesel, gros déficit de compétitivité) et des problèmes conjoncturels liés à la crise de la Covid. »

Au cours des derniers mois, la ministre semble avoir fait le boulot, intervenant d’ailleurs plusieurs fois pour rappeler Liberty et Renault à leurs obligations. Mais elle n’a visiblement pas été entendue. À Bercy, on défend la méthode : « Les deux sites de l’Aluminium et de la Fonte sont en difficulté d’assez longue date. Au moment de la reprise par Liberty, la ministre s’était rendue sur le site et avait célébré la bonne nouvelle. Mais elle avait bien dit que ce n’était qu’un sursis. Il y avait un besoin impérieux de diversifier les deux sites, de gagner en compétitivité et de continuer à investir. » La crise du Covid-19

Syndicats et salariés reprochent aujourd’hui à l’actionnaire et à Renault d’avoir lâché la Fonte en ne tenant pas les engagements promis en 2019. Sur le sujet, le ministère se veut prudent : « Ce n’était un secret pour personne : le site fonte était le plus menacé. La baisse des volumes liée à la crise de la Covid-19 l’a placé dans des conditions, tant de trésorerie que de rentabilité, assez difficiles à soutenir par Liberty. Les solutions sur lesquelles Liberty et Renault travaillaient pour maintenir provisoirement un volume de carters n’ont pas pu aboutir. Par contre, les engagements sont toujours d’actualité pour le site aluminium, sur lequel on doit être vigilant. Il ne faut pas que les difficultés de la Fonte déteignent sur l’Alu. » Bercy ne se veut d’ailleurs pas pessimiste pour l’alu. « C’est une technologie qui a un peu plus d’avenir avec des marchés plus porteurs. Quand on regarde les chiffres, l’alu, c’est 280 salariés pour 35 M€ de chiffre d’affaires, et la fonte, avec une dizaine de salariés en plus, quasi 15 M€ en moins. » Selon ses conseillers, Agnès Pannier-Runacher est en tout cas « en relation étroite avec les constructeurs et avec Liberty » et « il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait des échanges sur le sujet ».

à chaud

« Que Liberty remplisse ses engagements »

Lire la suite...

samedi, 9 janvier 2021

Une fonderie autrichienne fête ses 150 ans

REUSSIR Machinisme -

Aux commandes de l'entreprise familiale depuis 1991, Klaus et Heinz Pöttinger, la quatrième génération, sont à la tête d'une entreprise qui dégage un chiffre d'affaires de plus de 360 millions d'euros et emploie 1 900 collaborateurs de 33 nationalités différentes, en Autriche et dans les 16 filiales.

L'année 2021 marque le 150ème anniversaire de l'entreprise familiale autrichienne.

C'est en 1871 à Grieskirchen, une petite ville en Autriche d'à peine 2 300 âmes, que Franz Pöttinger débute son activité de constructeur de machines agricoles. Egalement serrurier et horloger à ses heures - on lui doit l'horloge du clocher de cette petite ville (encore en fonction) - Franz Pöttinger se lance dans la fabrication d'un hache-paille, qu'il brevettera en 1875.

En 1909, il cède son entreprise à son fils Aloïs. L'entreprise emploie alors une petite dizaine de personnes. Elle fabrique des moulins et des presses à fruits, des moulins à farine et à son, des scies circulaires, des machines à aiguiser, ainsi que des ensileuses à fourrages en série. En 1938, ses trois fils Heinz, Aloïs et Hans ont tous intégré l'entreprise en temps qu'apprenti mécanicien, serrurier mécanicien et marchand d'électricité. L'année suivante, Aloïs père reprend une fonderie. Après guerre, l'entreprise se modernise, rénovant la fonderie qui fonctionne sans relâche. Une nouvelle halle est construite pour les râteaux-faneurs mis sur le marché en 1949.

L'année 1951 marque le début de la production de chargeuses à foin. A l'étroit, la société Pöttinger se voit obligée de construire une nouvelle usine en 1960 aux portes du village et continue d'étoffer son offre en matériels de fauche et de fenaison.

La première remorque autochargeuse voit le jour en 1963 et deviendra le best-seller de la marque. 1000 unités seront vendues dès la première année. En parallèle de l'ensileuse à maïs Mex à volant hacheur, Pöttinger travaille sur la première remorque ensileuse autochargeuse qui verra le jour en 1972. Plus de 800 employés travaillent à cet époque.

En 1975, l'Autrichien achète une usine bavaroise de charrues (Bayerischen Pflugfabirk) et marque l'entrée sur le marché allemand et celui du travail du sol. Outre les charrues, Pöttinger construit des cultivateurs et des herses rotatives et se lance dans le semis avec le rachat en 2001 de l'usine de Berdung à Rabe.

Fermeture de Fonderie du Poitou Fonte : « On nous a donné de l’espoir avec un gros mensonge, il y a deux ans »

Le Monde - Par Aline Leclerc -

Les collectivités locales reprochent au repreneur britannique GFG Alliance de ne pas avoir tenu ses promesses d’investissement pour diversifier le site. Devant les fonderies du Poitou, à Ingrandes (Maine-et-Loire), le 12 juin 2020.

Ce 26 avril 2019, la ministre déléguée à l’industrie, alors secrétaire d’Etat, avait tenu à venir en personne sur le site des fonderies du Poitou à Ingrandes (Vienne) pour saluer la reprise des deux entités, fonte et aluminium, en redressement judiciaire, par Liberty House, filiale du groupe britannique GFG Alliance. Des 732 emplois, 623 étaient ainsi sauvegardés. « C’est une victoire. Une victoire, ce n’est pas gagner la guerre, mais aujourd’hui on a une solution positive » déclarait alors Agnès Pannier-Runacher, prudente, sur France 3.

Cela n’aura finalement offert qu’un sursis de dix-neuf mois aux 292 salariés de la partie fonte : le 7 décembre 2020, le repreneur a annoncé l’arrêt de l’activité. Ils fabriquaient des carters pour les moteurs diesel et thermiques de Renault. Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté mercredi 6 janvier.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les fonderies françaises dans la tourmente « Fin août 2019, Renault a revu à la baisse de 30 % les commandes promises, le marché iranien venant de se refermer, justifie Arnaud Tronche, directeur général d’Alvance, nouvelle filiale de GFG Alliance qui pilote les fonderies. Le Covid a encore dégradé la situation. Et, en octobre, Renault a décidé de ne pas nous attribuer la fabrication de son nouveau carter confié à l’espagnol Fagor. Cela veut dire plus de programme au-delà de 2021. D’où notre décision forcée d’arrêter. »

Sortir du diesel Renault seul coupable ? Les acteurs locaux ont une lecture différente. Les syndicats, méfiants, avaient en effet obtenu en 2019 la mise en place d’un comité de suivi de la reprise, une pratique rare qui a vu représentants des salariés, dirigeants de l’entreprise, élus locaux et services de l’Etat se réunir cinq fois, entre juillet 2019 et octobre 2020.

2020 - Année noire pour le transport aérien

les Echos -

le nombre de vols comptabilisés par Eurocontrol dans le ciel européen (5 millions) a reculé de 55 % comparé à 2019 (11,1 millions). Soit 6,1 millions de vols perdus.

Le point le plus bas a été atteint le 12 avril, avec un trafic en baisse de… 92,8 % ! Le trafic est ensuite remonté à 49 % au mois d'août avant de replonger à partir de septembre, pour terminer l'année en retrait de 73 %.

Au 31 décembre, le nombre de vols commerciaux dans le ciel européen (7.199) ne représentait ainsi qu'un quart du nombre de vols de l'an dernier à la même date (26.770).

Les fonderies françaises dans la tourmente

Le Monde - Par Aline Leclerc et Eric Béziat

La demande de moteurs thermiques, principal débouché de la filière, est en baisse. Quelque 40 % des emplois du secteur pourraient disparaître d’ici à 2030. Fonderies de Marly, à Valenciennes (Nord), le 23 janvier 2020.

Il ne reste que dix jours à un repreneur pour manifester son intérêt pour la fonderie MBF Aluminium de Saint-Claude (Jura), placée en redressement judiciaire le 4 novembre ; 260 salariés sont en sursis. On espèére aussi un candidat au rachat d’ici à fin janvier à la fonderie FVM de Villiers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle), 130 salariés, et à la fonderie SAM de Viviez (Aveyron), 364 salariés, deux entités rachetées en 2017 par le chinois Jinjiang International mais gérées par un administrateur judiciaire depuis un an.

Avant Noël, les 292 salariés de Fonderie du Poitou Fonte ont appris la fin de leur activité, moins de deux ans après leur rachat par Alvance, du groupe britannique GFG Alliance. Devant la baisse des commandes, d’autres fonderies automobiles redoutent des annonces prochaines, comme celles de Bretagne à Caudan (Morbihan), dans le flou depuis le printemps.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Fermeture de Fonderie du Poitou Fonte : « On nous a donné de l’espoir avec un gros mensonge, il y a deux ans » « Toutes les fonderies sont dans la tourmente, et en particulier celles qui font de la fonte, un matériau très résistant mais très lourd, délaissé par les constructeurs de moteurs qui veulent alléger leurs voitures pour réduire leurs émissions carbone », s’alarme Nail Yalcin, délégué CGT chez MBF Aluminium et responsable fédéral métallurgie, qui suit le dossier sur le plan national, pour son syndicat.

Manque d’investissements

La diésélisation de l’industrie automobile française a accouché dans les années 1990-2000 d’une kyrielle de petites fonderies, viables quand il fallait fournir tous azimuts, mais désormais en manque de débouchés, la France ayant voté la fin de la vente des moteurs thermiques d’ici à 2040, leur cœur de métier. Or les investissements manquent pour se diversifier. Malgré leurs promesses, les repreneurs étrangers repartent souvent une fois aspirées les aides publiques. « Nous fabriquons des pièces pour moteur hybrides et électriques mais le repreneur chinois n’a pas fait les investissements qui nous auraient permis de nous équiper des grosses presses qui nous manquent pour gagner des marchés », témoigne Ghislaine Gistau, déléguée CGT de SAM Jinjiang.

« Le vrai problème, c’est la stratégie des constructeurs, qui font monter en charge leurs sites étrangers plutôt que leurs sites français pour plus de rentabilité » Nail Yalcin, délégué CGT

C’est qu’il s’agit d’un métier où « les marges sont très faibles », rappelle Wilfrid Boyault, directeur général de la fédération forges fonderies qui représente quelque 150 entreprises. De faibles marges sur lesquelles ces PME doivent encore rogner sous la pression des donneurs d’ordres et de la concurrence des pays à bas coût. « En difficultés, ces entreprises sont rachetées à la barre du tribunal de commerce par un repreneur qui ne tient que trois ou quatre ans, puis revend. C’est comme ça depuis vingt ans », explique M. Boyault.

Ainsi, sans investissement conséquent, « on n’a fait qu’enfoncer un peu plus les sociétés en les laissant vieillir et devenir moins fonctionnelles », déplore Nicolas Turquois, député MoDem de la Vienne, très attentif au devenir des fonderies du Poitou.

- page 2 de 1001 -