la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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jeudi, 17 janvier 2019

Pas ou peu d'infos pour le blog - désolé

la balle est dans votre camp.

Parlez-nous de votre fonderie - Piwi est persuadé que vous avez qqchose à communiquer.

mardi, 15 janvier 2019

Fonderie de Changé (53) : Saint-Jean Industries veut rebondir

Le courrier de Mayenne - A l’intérieur de la fonderie, les salariés confectionnent des pièces en acier inoxydable et en fonte. Les 130 salariés de la fonderie de Changé sont au chômage partiel depuis le mois d’octobre. L’entreprise, actuellement au creux de la vague, s’attend à une reprise.

La fonderie basée dans la ZA des Dahinières a un léger coup de pompe. Les 130 salariés de Saint-Jean Industries sont au chômage partiel depuis le mois d’octobre dernier et vont le rester au moins jusqu’au 31 mars prochain. « Ca va dépendre du carnet de commandes mais il y aura peut-être d’autres jours chômés après cette date », suppute Jean-Jacques Lucas, directeur de l’usine.

Concrètement, l’usine est fermée tous les vendredis. Mais l’heure n’est pas à l’inquiétude, bien au contraire. Le directeur est même plutôt optimiste concernant l’avenir de son usine et de ses salariés. Jean Industries a décroché un gros contrat avec l’entreprise française Boostheat pour la construction de pièces de chaudières thermodynamiques.

Agrandissement et embauches

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La fonderie Nowak (35) reprise par son management

AFP La fonderie Nowak, détenue par le groupe néerlandais Aalberts, a été reprise par son management dont Thierry Avrons, dirigeant de l’entreprise depuis 2011 avec le concours des investisseurs Siparex, Unexo et de la banque publique Bpifrance, ont annoncé les repreneurs lundi dans un communiqué.

L’opération de MBO majoritaire est réalisée autour de l’équipe de management emmenée par Thierry Avrons, qui investit dans ce nouveau tour de table.

Fondée en 1984 par Claude Nowak, et implantée à Pancé en Ille-et-Vilaine, et détenue depuis 1997 par le Groupe Aalberts, Nowak est spécialisée dans la fonderie de précision à destination de l’industrie (pièces de sécurité, robinetterie industrielle, construction...) et du marché médical (implants orthopédiques, ancillaires).

A côté d’acteurs plus traditionnellement tournés vers les secteurs de l’aéronautique ou de l’automobile, Nowak a choisi de se différencier en se positionnant sur des marchés de niche en croissance sur lesquels elle a acquis de nombreuses références et développé une clientèle de renom. Réputé pour sa maîtrise de la technologie à la cire perdue permettant de concevoir et réaliser des pièces en alliages complexes, Nowak est notamment le seul acteur français non intégré à s’être doté d’une unité industrielle dédiée au médical. Celle-ci dispose du niveau de certification ISO 13485 lui permettant de répondre au niveau élevé d’exigence des clients de ce secteur. Fort de ses deux unités industrielles, Nowak emploie 130 salariés maîtrisant un savoir-faire particulièrement qualitatif et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 20 M€.

Le groupe d’investisseurs mené par Siparex, accompagné d’Unexo, filiale du Crédit Agricole, et de Bpifrance, et l’équipe réunie autour de Thierry Avrons, dirigeant de l’entreprise depuis 2011, se portent acquéreur de la totalité de Nowak auprès du Groupe Aalberts coté à Euronext Amsterdam.

Cette opération permettra à l’équipe de management de mettre en œuvre un plan ambitieux reposant sur le développement de nouvelles applications tout en augmentant sa base de clients. Grâce à l’appui de son bureau d’étude et d’une équipe dédiée, la société compte en particulier accélérer sa croissance dans le domaine médical.

Thierry Avrons, Président de Nowak, précise « Je suis heureux de démarrer cette nouvelle étape de développement de Nowak, avec l’appui et la confiance de nos nouveaux partenaires financiers, Siparex, Unexo et Bpifrance, et avec l’adhésion de toute l’équipe au projet ».

Romain Boisson de Chazournes, Directeur Associé et Matthieu Adoir, Directeur de Siparex soulignent : « Nous avons travaillé cette opération de MBO primaire, qui entre pleinement dans la stratégie d’investissement du fonds Siparex Midcap 3, en association étroite avec l’équipe de management menée par Thierry Avrons. Dans ce contexte de retour à l’indépendance, Nowak affirme son ambition de développement axée sur des niches à valeur ajoutée, en s’adressant notamment aux exigences du secteur médical. »

Intervenants Acquéreurs

Investisseurs : Siparex (Romain Boisson de Chazournes, Matthieu Adoir, Pierre Kovalenko), Unexo (Maryan Deroo), Bpifrance Investissement (Fabrice Lemarchand, Matthieu Rabeisen).

Acquéreur Avocat d’Affaires Corporate – DD Juridique, Sociale et Fiscale – Structuration Fiscale : Lamartine Conseil (Cédric Sapede, Emilie Renaud, Camille Ferrat)

Acquéreur DD Financière : EY (Emmanuel Picard, Ruben David)

Management Avocat d'Affaires : Strateys (Estelle Rouvrais)

Dette : Caisse régionale de Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine (Sophie David-Breuneval ; Vincent Larnicol, Stéphane Le Broch), LCL (Samir Hadj-Azzem, Jony Teixeira)

A propos de Siparex

Le Groupe Siparex, créé il y a 40 ans, est le spécialiste français indépendant du capital investissement dans les PME et ETI. Le Groupe affiche des capitaux sous gestion de près de 2 Md€, répartis entre les activités ETI, Midcap, Mezzanine, Small Caps et Innovation sous la marque XAnge (Start-ups – secteurs Digital, Deeptech et Impact). Siparex couvre l’ensemble du territoire national à partir de Paris, Lyon, Nantes, Besançon, Lille, Strasbourg, Dijon et Toulouse et est implanté également à Milan et Munich.

Pour plus d’informations : www.siparex.com

À propos de Bpifrance

Bpifrance finance les entreprises – à chaque étape de leur développement – en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance les accompagne dans leurs projets d’innovation et à l’international. Bpifrance assure aussi désormais leur activité export à travers une large gamme de produits. Conseil, université, mise en réseau et programme d’accélération à destination des startups, des PME et des ETI font également partie de l’offre proposée aux entrepreneurs. Grâce à Bpifrance et ses 48 implantations régionales, les entrepreneurs bénéficient d’un interlocuteur proche, unique et efficace pour les accompagner à faire face à leurs défis.

Plus d’informations sur : www.bpifrance.fr - Suivez-nous sur Twitter : @Bpifrance - @BpifrancePresse

A propos d’UNEXO, groupe Crédit Agricole

UNEXO est une société de capital investissement qui accompagne les entreprises du Grand Ouest dans leurs projets de développement, de réorganisation de leur capital ou dans des reprises en LBO (Leverage Buy Out) en privilégiant le maintien des centres de décision sur son territoire. Filiale de neuf caisses régionales de Crédit Agricole, UNEXO intervient en Bretagne, Normandie, Pays de la Loire et Nouvelle Aquitaine. C’est l’associé actif, toujours minoritaire, de plus de 100 entreprises.

samedi, 12 janvier 2019

Le Groupe FMH à Vayrac dans le Lot investit dans la fonderie d'aluminium

Les Echos

La PME engage 8 millions d'euros pour agrandir ses usines. Alors que le nombre de fonderies a été divisé par quatre en trente ans en France, Groupe FMHaccroît ses activités de fonderie d'aluminium et de traitement de surface. Cette société qui compte 205 salariés fabrique des pièces pour le bâtiment, les biens d'équipement industriel, l'automobile et l'aéronautique notamment.

mardi, 25 décembre 2018

La fonderie des plaines à Saint Denis (93) vient de ré-ouvrir

sous la direction d' Alexandre Jeanjean, un ancien chef d'atelier de la fonderie de Coubertin. Petit coup de cœur donc dans le milieu de la fonderie d'art pour cette fin d'année. Fonderie des plaines ou de la Plaine ? à confirmer. Merci.

lundi, 24 décembre 2018

Boutté Fonderie maintient finalement 17 postes, à Saint-Quentin-Lamotte

Le Courrier Picard 17 postes seront conservés. 28 salariés seront tout de même licenciés. L’unité secondaire va devenir « Aciérie et fonderie de la Haute-Sambre, Saint-Quentin-Lamotte». Les modalités du plan de restructuration engagé chez Boutté Fonderie sont enfin établies, annoncent les représentants du personnel. La dernière réunion du comité d’entreprise, mercredi, s’est terminée sur une note plutôt positive. Dix-sept salariés sur 45 seront repris par la société, alors que la direction évoquait le maintien de quatre postes au minimum.

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mardi, 11 décembre 2018

Nouveau détour par la fonderie Moulin à Saint Ouen l'Aumône (95) .

Patrick Wibault dit Piwi esff/h - C’est une fois encore, avec Yvon Boutrais ancien patron de la Fonderie Ginet, que nous sommes rendus à La Fonderie Moulin à Saint Ouen l’Aumône. Nous avons de bon matin quitté le sud de l’Essonne pour rejoindre la banlieue nord de Paris. Pour faire simple, on avait quitté Evry pour Cergy, un jour de pluie tant attendue après ces longs mois de sécheresse, manière de se rappeler que circuler ici est avec une météo plutôt banale est une grande aventure, et surtout du temps perdu… ? à discuter… ? à se rappeler les temps anciens, le bon temps ?. En effet, je me souviens de la fonderie Moulin, rue Félix Eboué à Issy les Moulineaux, c’était en 1973, son patron monsieur Moulin faisait essentiellement du commerce en île de France pour répartir les commandes qu’il y glanait. C’est, dans les nombreuses fonderies de la RP qu’il sous-traitait le travail « à Faire ». Serge Piraux dirigeait lui, la fonderie Ginet avec son sacré caractère, fonderie qu’il confia à Yvon Boutrais lequel avec son CAP de Bezons et après un apprentissage chez Lanier et les cours du samedi « aux fondeurs » avait terminé en 2008 sa carrière en déménageant la fonderie d’Issy à La Garenne (92). C'est M. Samba Koné qui reprit la fonderie Ginet en 2008 puis la fonderie Moulin en 2012 et qui déménagea Ginet vers Saint Ouen l'Aumône en 2013. Ces deux entreprises réunissaient ainsi leurs effectifs et leurs méticuleux savoir-faire sous la houlette de ce jeune et sémillant patron avec lequel nous avions rendez-vous ce matin du 12 novembre il y a un mois. Ce jeune patron qu’on avait appris à connaître depuis quelques années nous était déjà apparu opérationnel, cash, efficace, décidé, volontaire mais qui à mes yeux dubitatifs, demeurait un casting étonnant voire détonant pour conduire et relever ce difficile challenge : assurer la communauté de destin de deux équipes dans un métier réputé difficile et dans une époque malmenée par la finance et les acheteurs. Samba Koné aujourd’hui âgé 42 ans n’oublia pas, en nous ouvrant grandes les portes de sa fonderie, de nous rappeler être né à la goutte d’or. Après les mauvais souvenirs de l’école primaire, la passion des métiers de la mécanique le conduisit à obtenir son BEP dans un lycée technique parisien. Les cours du soir vont suivre et la rage d’entreprendre l’envoûta. Comment allait-il d’abord découvrir puis « rétrofiter » cette fonderie, dont la pâte comme les histoires sont si-particulières. Comment allait-il forger son équipe et lui montrer la direction. Celle d’une fonderie liée aux prototypes de l’automobile, de l’armement et de l’aéronautique manière de cumuler la difficulté, les emmerdes. Nous avons rencontré à l’ouvrage six mouleurs avec 4 vis pour préparer le sable, 4 fours, objet d’un récent investissement,

deux installations de traitements thermiques, une installation de fluo, 2 tri-dim et deux bras Faro, l’intégration de la simulation numérique (remplissage solidification qui permit d’optimiser la qualité des pièces) que complète un tout nouvel atelier d’usinage. Pour faire face à la concurrence internationale, les fondeurs français ont un souci permanent de gain de productivité qui s’exprime par une volonté de gagner en coût, en délai et en qualité. Cette dernière eu égard aux exigences des marchés de la fonderie Moulin (aéronautique, automobile notamment) est le moteur de ces 24 passionnés de notre métier, encadrés par Pascal Barthélémy et Christophe de Saint Omer. Pascal et Christophe managés par Aurélia Lalloyer assistante et responsable du site aux côtés de M. Samba Koné qui a su leur confier Pouvoirs & Responsabilités. Le Groupe de 86 salariés qu’il dirige réalisa 9.965 millions de chiffres d’affaires en 2017 . Voilà de quoi repérer un ratio que les confrères peuvent envier.

vendredi, 7 décembre 2018

Georg Fischer a cédé ses deux fonderies allemandes de fontes GS .... à leurs cadres.

Le groupe industriel schaffhousois Georg Fischer a cédé ses deux fonderies allemandes de fontes GS de Singen et Mettmann à leurs cadres. Georg Fischer recentre sa division GF Casting Solutions sur la production de composants en métaux légers. A cet effet, le groupe industriel schaffhousois a cédé avec effet au 1er décembre ses deux fonderies allemandes de fontes GS de Singen et Mettmann à leurs cadres.La transaction, dont le montant n'est pas dévoilé, n'a pas d'impact sur la rentabilité.

Consécutive à la tendance à la production accrue de véhicules plus légers, la mesure s'inscrit aussi dans le cadre de la stratégie 2020, dont l'un des objectifs consiste à dégager une marge opérationnelle avant intérêts et impôts (Ebit) entre 9 et 10%, écrit jeudi le groupe établi à Schaffhouse. En réaction aux rapides changements de la demande de l'industrie automobile pour des composants en aluminium et magnésium, Georg Fischer veut renforcer son activité dans ce secteur, en particulier aux Etats-Unis, en Roumanie et en Chine. En parallèle, et consécutivement à l'acquisition en avril dernier de la société tessinoise Precicast Industrial, le groupe du nord de la Suisse veut aussi investir dans le domaine prometteur des composants en alliages haute performance ou superalliages pour l'industrie aéronautique ainsi que les turbines à gaz.

Les deux fonderies de Singen, non loin de la frontière suisse et Mettmann, près de Düsseldorf, sont reprises par la société Fondium B.V. & Co. KG, laquelle a été fondée par trois cadres de GF Casting Solutions.

Dans une phase transitoire, Georg Fischer conservera une participation de 20% dans la société. Les deux unités vendues emploient quelque 2000 salariés et réalisent un chiffre d'affaires de près de 550 millions d'euros.

Forts de plus de 40 ans d'expérience dans la branche, les trois propriétaires de Fondium, Achim Schneider, Arnd Potthoff et Matthias Blumentrath, se sont engagés à poursuivre l'exploitation des deux fonderies allemandes sur leurs sites respectifs.

GHM Somevoire (52), inconditionnel fondu de la fonderie d’art équipe, meuble et agence les villes du monde entier.

Traces Ecrites News - Corbeilles, potelets, bornes en tout genre, fontaines, bancs, chaises, barrières, supports à vélo, grilles, corsets d’arbre, statuaire, kiosques à musique ou encore candélabres : la fonderie GHM de Sommevoire, spécialisée notamment dans la fonte moulée, élabore des gammes complètes de mobilier urbain en s’associant souvent à de grands designers. Une coulée de fonte © Traces Ecrites.

Tout ici est lumières, odeurs et bruits distinctifs d’une activité ancestrale qu’exercent des hommes aux gestes précis et à la parole sobre. Pénétrer dans l’atelier de moulage de l’entreprise GHM à Sommevoire (Haute-Marne), c’est changer d’univers, partager un instant les exigences d’un métier rude, s’imprégner d’un savoir-faire complexe et aimer le travail bien fait.

Les techniques de fabrication n’ont guère changé depuis le premier tiers du 19ème siècle, puis plus tard avec le célèbre Antoine Durenne (1822-1995) qui réalisa ici, entre autres, l’éléphant pris au piège et le cheval tirant sa herse de Pierre Louis Rouillard, qui ornent le parvis du musée d’Orsay. Et combien d’autres oeuvres de l’art animaliers, mais aussi fontaines et statues.

La mise en oeuvre est très technique et mérite qu’on s’y attarde un peu. En métallurgie, la fonte est un alliage de fer riche de 2,1 à 6,67% (maximum) de carbone. Le sidérurgiste peut aussi travailler la fonte d’aluminium et d’alliage de bronze.

Tout démarre d’un modèle à l’origine en plâtre, issu d’un original modelé dans de l’argile. Il peut être aussi en métal et pour des pièces de série, en résine ou en élastomère. Antoine Durenne a fait appel à des artistes connus, Hector Guimard, chantre de l’art nouveau (voir absolument quelques-unes de ses réalisations au musée de Saint-Dizier), ou encore Frédéric Auguste Bartholdi à qui l’on doit, notamment, la statue de Liberté et le Lion de Belfort. Dans cette veine, GHM n’hésite pas aujourd’hui à s’entourer de designers et urbanistes célèbres comme Jean-Michel Wilmotte. paradis Pas moins d'un millier de modèles en plâtre sont réunis au Paradis, principalement pour de la statuaire religieuse. © Traces Ecrites.

Le fonds de modèles de Durenne entré au Paradis

C’est une véritable caverne d’Ali Baba vouées à la statuaire. Pas moins d’un millier de « chefs modèles », les premiers tirages en plâtre qu’on l’on moulait ensuite pour les transformer en pièces de fonte, ont trouvé refuge au centre du bourg de Sommevoire grâce à une poignée passionnés, Les Compagnons de Saint-Pierre.

A la fin des années 1980, la collection de l’usine GHM déménage ici pour être visible du public. Les lieux sont baptisés « le paradis » car ils abritent une quantité de Christ, sainte Vierge, anges Gabriel…, la statuaire la plus souvent réalisée à l’époque d’Antoine Durenne, le maître de forges qui s’est établi au 19ème siècle à Sommevoire, et dont la tradition métallurgique perdure avec l’entreprise GHM.

Joël Hauer, président de l’association, ne compte pas son temps pour répertorier cette collection éclectique et la compléter. Attentif à toutes les ventes d’oeuvres d’art, il rapatrie chaque fois qu’il le peut les modèles sortis des anciennes forges de Durenne. Comme celui de la statue équestre de Jeanne d’Arc sculptée par Georges Halbout du Tannay, retrouvé à Alger et dont la statue trône aujourd’hui à Vaucouleurs (Meuse).

Bartholdi, Hector Guimard, Emmanuel Frémiet… des sculpteurs renommés qui ont laissé des oeuvres à Londres, Wahington, Edimbourg... côtoient des anonymes et d’autres devenus célèbres comme Edouard Drouot, qui jeune mouleur rectifia une erreur du Cheval à la herse du sculpteur Pierre louis rouillard, aujourd’hui sur le parvis du musée d’Orsay. Sa Vénus trône quant à elle depuis septembre dernier, sur la place du village de Sommevoire.

A la belle saison, des stages de techniques de modelage et de moulage sont organisés, en complément des visites guidées. C.P.

joelhauer Joël Hauer, président de l’association Les Compagnons de Saint-Pierre et gardien du Paradis, devant une toile photographique du site GHM à l'époque d'Antoine Durenne. © Traces Ecrites.

Sans modèle donc, pas de fonte d’art ou d’ornement. Aussi est-il placé délicatement dans un châssis en deux parties ce qui permet de prendre son empreinte extérieure comme intérieure. Le travail du mouleur commence. Il faut plusieurs années d’apprentissage et de pratique, surtout pour la rénovation des statuaires, les kiosques à musique et les fontaines monumentales, ou plus petites, comme les Wallace, qui ornent parcs et jardins.

Le mouleur calcule son plan de joint, œuvre avec un sable siliceux mélangé à de la résine, aménage des chenaux de coulée et les évents pour la sortie des gaz. Il travaille à la motte battue pour les pièces les plus complexes où les plus petites en composant des éléments en sable qui sont assemblées, montées et remontées (dépouille et contre dépouille) pour restituer l’empreinte extérieure.

Fondeur mais aussi chaudronnier

Avant la coulée, une étape importante consiste à fabriquer un noyau en sable, suspendu dans le moule pour laisser passer la fonte en fusion sur un centimètre lorsque la pièce est creuse. Ce dernier est enduit d’une couche de graphite pour éviter toute adhésion. mouleur Un mouleur ici en action sur une statue de cerf. Ce savoir-faire nécessite des années de formation et de pratique © Traces Ecrites. Et puis, un autre spectacle commence. Le plus spectaculaire sans doute. C’est la coulée. On transporte le métal en fusion à 1.400°, voire 1500°, dans des poches, on le verse dans le moule par l’écheneau et là, le feu d’artifice explose en une féerie de couleurs allant du jaune laiteux à l’oranger. Le liquide s’arrête à l’évent (trop plein) que l’on allume pour faire partir les gaz. C’est tout simplement magnifique car millimétré de justesse comme une chorégraphie.

Si l’on traverse ensuite la route centrale de ce vaste site d’une dizaine d’hectares dont près de trois couverts, employant 400 personnes, on atteint l’atelier de parachèvement où se pratiquent la grenaillage et l’ébarbage. Ce dernier terme désigne l’acte d’ôter le superflu avec des meuleuses. Il faut être costaud et pour le moins dextre à enchaîner les pièces, rendues ensuite dans un état parfait. ébarbage

L'ébarbage de pièces en fonte où l'on retire toutes les aspérités et le superflu à la meuleuse. © Traces Ecrites.

A Sommevoire, GHM est également chaudronnier – façonnage du métal à froid – pour des pièces en tôles pliées et soudées comme des mâts, pylônes et candélabres, ce qui pèse deux tiers de son activité. Les supports poteaux des caténaires des tramways de Dijon, Besançon et Nancy, sortent d’ici.

Éric Blondeau, guide de la visite, est le responsable du service des méthodes. Il n’hésite pas à indiquer que « le produit manufacturé français fait rêver la monde entier. » et de préciser : « nous avons grâce à cette notoriété installé une fontaine monumentale au sein d’une vaste usine chinoise. » Numéro un français de son secteur, GHM dépasse les 80 millions d’€ de chiffre d’affaires. © Traces Ecrites.

L’entreprise appartient au groupe Agora Technologies qui possède également les sociétés Les Fontes d’Art de Dommartin (produits en fonte pour les particuliers) ;

Éclatec, à Nancy (luminaires) ;

Metalec, à Mirecourt, dans les Vosges (éléments de Lanternes) et enfin

Terres Touloises Technologies, à Toul, en Meurthe-et-Moselle (composants métalliques et composites).

L’ensemble emploie plus de 750 salariés et frise les 145 millions d’€ d’activité. Au cœur d’un haut-fourneau à Metallurgic Park wallaceetdrouot La vénus d'Edouard Drouot et une fontaine Wallace. © Traces Ecrites.

Qui aime le tourisme industriel, en prendra plein les yeux et les oreilles au Metallurgic Parc de Dommartin-le-Franc, à une dizaine de kilomètres de Sommevoire. Un ancien haut-fourneau de 1834 converti en centre d’interprétation, illustre l’activité métallurgique passée, mais toujours présente, de cette région de Haute-Marne où la forêt pour le charbon de bois, l’eau pour l’énergie hydrolique et les mines pour le minerai de fer, ont façonné des vallées entières, forgé des mentalités et imposé une culture où le sang et la sueur tenaient lieu de credo.

La visite faite par Clément Michon, le conservateur, offre une plongée au coeur de la révolution industrielle pour s’achever à la Belle Époque. Tout commence par le parc à minerai et son théâtre mécanique. D’autres espaces montrent l’ancienne halle à charbon, le moulin, le chemin rampant, mais surtout la halle à coulée où trône un haut-fourneau.

Chacun - deux équipes de 30 ouvriers à l’époque - y avait un rôle bien établi, du maître fondeur, au sableur, en passant par le charretier, le chargeur et le mouleur, sans parler du patouilleur et du bocaleur. Et que du dire du goujat, celui qui servait à tout faire. Le spectacle offert est un véritable son et lumière, expliquant un travail plus que pénible qui hypothéquait vers la quarantaine la vie de ceux qui l’exerçaient. antoinedurenne Informations pratiques :

• Metallurgic Park : ouvert du 30 mars au 18 novembre, réouverture le 5 avril 2019 ; visites guidées polyglottes sur réservation ; plein tarif de 8 €, gratuit jusqu’à 16 ans ; 13 rue du Maréchal Leclerc, Dommartin-le-Franc ; 03 25 04 07 07 ; connaître les horaires : metallurgicpark.fr

• Musée de Saint-Dizier : il marie l’archéologie (tombes mérovingiennes), l’ornithologie et la fonte d’art ; 17 rue de la Victoire ; 03 25 07 31 50 ; ouvert de 13h30 à 17h30 du mercredi au dimanche.

• Le Paradis à Sommevoire : fonds de modèle d'Antoine Durenne. L’été du vendredi au dimanche de 14h 30 à 18h et lors des Journées du patrimoine. En dehors de cette période, sur rendez-vous au 06 88 15 11 82 et 03 25 55 45 05. www.fontesdart-sommevoire.org

Un grand merci au CDT de Haute-Marne d'avoir faciliter ce reportage et tout spécialement à Maxime Lacquit.

jeudi, 6 décembre 2018

La fonderie de la Côte a la côte ... du Parisien aussi

Le Parisien -

"Dans le Vexin, sa fonderie est sans chichi."

Alexandre Behot a créé la fonderie de la Côte, où il réalise des pièces sur mesure et crée ses propres œuvres, à mi-chemin entre la déco et l’art.

Installé à Condécourt, Alexandre Behot qui expose actuellement ses travaux au Carrousel du Louvre, à Paris, revient aux fondamentaux de la fonderie. « On peut faire de la fonderie avec trois fois rien… Moi, je mise tout sur le savoir-faire ! » Alexandre Behot expose à partir d’aujourd’hui ses réalisations au Carrousel du Louvre, à Paris (Ier), au sein de la plus grande exposition-vente consacrée aux métiers d’art et de création en France. Ses œuvres y occuperont une place particulière puisque cet habitant du Vexin est l’un des lauréats du prix Jeune Talent 2018 décerné par la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat.

Avant d’être exposées dans ce cadre prestigieux, ses pièces sont nées à la fonderie de la Côte installée… dans l’ancienne porcherie de la ferme familiale, à Condécourt. C’est ici, au milieu d’outils et de machines pour la plupart faites maison, que le Val-d’Oisien fabrique des objets sur mesure ou les imagine.

Ingénieur dans un premier temps ESFF 2011 « Lors de ma formation, j’ai participé à la construction d’une fonderie en Afrique et cela m’a beaucoup influencé, raconte-t-il. C’est pour cela que j’ai conçu mon atelier de manière simple, mais robuste. » Alexandre a d’abord passé un diplôme d’ingénieur aux Arts et métiers. « Dès le premier TP (cours de travaux pratiques) de fonderie, j’ai su que c’était pour moi. J’ai immédiatement aimé l’odeur, la fumée », sourit l’artisan. L’un des petits bateaux en bronze d’Alexandre Behot. LP/Marie Persidat

Après avoir quelque temps exercé comme ingénieur, il se lance dans la fonderie. Car la demande existe et elle est très variée. Ses clients sont des propriétaires de châteaux qui ont cassé l’espagnolette de leur fenêtre, des facteurs d’instruments qui ont besoin de clés (une pièce particulière permettant d’ouvrir ou de fermer des trous hors d’atteinte des doigts), des mairies qui veulent décerner une médaille ou bien des amateurs de vieilles voitures qui ne trouvent pas la pièce de rechange dont ils ont besoin.

Le goût des défis « Les industriels de la fonderie ne s’intéressent pas à ce type de besoin, ils ne fabriquent qu’un minimum de mille pièces à la fois. » Mais dans l’atelier d’Alexandre, on aperçoit également d’étonnantes tongs ou lunettes de chantier coulées dans le métal. A côté, un nid en bronze immortalise le travail méticuleux d’un petit oiseau.

Car Alexandre aime relever les défis. Et fondre tous les objets qui l’inspirent, quelle que soit la difficulté technique que cela sous-entend. Il aime imiter la légèreté du petit bateau en papier en lui donnant le poids du bronze. Ou retrouver l’aspect du corail ou des ruches avec du métal pour créer de fascinantes petites lampes.

Le Carroussel des métiers d’art a lieu du 6 au 9 décembre, 99, rue de Rivoli, à Paris (Ier). Des croix du Vexin, made in Vexin./LP/Marie Persidat

Sur ce blog on rappelait qu'il aimait chatouiller la contre dépouille avec Feranand Echappé : une bonne nouvelle pur l' ATF.

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