la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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dimanche, 4 octobre 2020

PHÉNIX : Pourquoi est-il essentiel de réindustrialiser la France ?

Linkeded

« En recréant de l'emploi dans les territoires, on fait ainsi revivre le tissu commerçant local, les territoires retrouvent leur richesse et le lien social se recrée. Le meilleur de l'industrie, ce sont les femmes et les hommes qui la font chaque jour. »

Ce sont les mots prononcés hier par Agnès Pannier-Runacher notre Ministre déléguée à l’industrie au Big2020 organisé par BPI France.

De mémoire d’industriel expérimenté il n’y a jamais eu autant de volontarisme politique à l’incitation à la relocalisation et à la renaissance de l’industrie française.

D’ailleurs le nom de code du plan pourrait être PHÉNIX, car tel l’oiseau de la mythologie grecque notre industrie doit renaître de ses cendres encore chaudes.

L’industrie crée des richesses en transformant des matières premières et en exploitant des énergies. En permettant la création des services associés, elle favorise le tissu local de sous-traitance qui s’appuie sur les compétences des anciens qui formeront les jeunes apprentis qui resteront sur le territoire et le dynamiserons au lieu d’aller s’entasser dans les mégapoles bondées.

J’attends maintenant que ce volontarisme soit repris par les donneurs d’ordres.

PATRICK BELLITY ESFF

mercredi, 30 septembre 2020

Années 70 : Un haut fonctionnaire en charge de la fonderie au ministère de l'industrie

Piwi : Monsieur de Lasgasnerie, un haut fonctionnaire du ministère de l'industrie est venu partager mon bureau au SGFF 2 rue de Bassano à la fin des années 70 - A la demande de M. Aurèle Maulvault il avait fallu réserver un atterrissage à ce personnage qui m'avait beaucoup intrigué par sa passion pour les oiseaux...en cage !!!

France Inter recevait ce matin Geoffroy de Lagasnerie, certainement son petit fils -

Bien qu'il soit issu d'une famille catholique et cultivée de la bourgeoisie parisienne, et qu'il ait suivi des études royales, des bancs du lycée Janson-de-Sailly à l'Ecole Normale Supérieure, Geoffroy de Lagasnerie impose sa radicalité en s’insurgeant contre l'ordre établi, l'absence de révolte chez les gens de droite, les violences policières et sociales, le racisme et toute sorte de discrimination qui place les minorités (de genre, de classe, de sexe) comme cibles des inégalités.

Qui pourrait nous en dire plus ? Il n'y a plus de ministère de l'industrie, il n'y a plus de SGFF, Qui pour défendre l'industrie , la fonderie ?

mardi, 29 septembre 2020

Un rebond industriel contrasté

L'union -

L’activité est globalement bien repartie, à part dans l’aéronautique et l’automobile indique l’UIMM. La métallurgie et le Syntec ont conclu des accords. Après six mois d’une crise sanitaire avec de lourdes conséquences économiques, les patrons régionaux font le point et regardent autour d’eux. Pour l’instant ce n’est pas l’hécatombe. Après s’être écroulé pendant le confinement, le niveau d’activité industrielle a dépassé la barre des 80 %. «

lundi, 28 septembre 2020

Redémarrage du deuxième haut-fourneau d’ArcelorMittal à Fos

La Marsellaise -

Le haut-fourneau numéro 1 du site, arrêté depuis le 23 mars, a été remis en fonctionnement et devrait livrer de la fonte de bonne qualité d’ici une semaine.Un process longet complexe.

La reprise de l’activité encore fébrile sur le site de Fos est un soulagement pour les 200 salariés.

Fos est le deuxième site d’ArcelorMittal à recracher son acier en Europe, après celui de Dunkerque. Une reprise houleuse, annoncée depuis avril, différée à plusieurs reprises, qui arrive comme un vrai soulagement dans un bassin industriel bien miné.

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MBF Aluminium : la fin est-elle orchestré pour un fleuron de l’industrie ?

Factuel - CGT Jura - Vendredi 25 septembre 2020 /

La Société MBF Aluminium (MBF), sous-traitante automobile appartenant au groupe CMV située à Saint-Claude dans le Jura (39), rencontre des difficultés économiques. Cette entreprise est aujourd'hui reconnue comme l'un des spécialistes européens de l'injection sous-pression de pièces en aluminium pour le secteur automobile. Elle emploie notamment 260 salariés en CDI, 35 en CDD et 12 intérimaires.

Pour rappel, à l’issue d’une période de 5 années dans le giron du groupe Arche (réduction des effectifs, délocalisation, aucun investissement, cannibalisation des machines, etc) les salariés s’étaient mis en grève durant 35 jours en juin 2011 pour revendiquer la sortie de MBF du groupe.

A l’issue d’une période de redressement judiciaire d’un an, l’entreprise a été repris en 2012 par le groupe CMV suite à décision du tribunal de commerce de Lons-le-Saunier (39).

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jeudi, 24 septembre 2020

Sanjeev Gupta, le milliardaire anglo-indien qui pousse ses pions en France

Les Echos -Par Anne Feitz Publié le 24 sept. 2020

Deux ans après avoir racheté Aluminium Dunkerque, l'homme d'affaires vient de signer deux nouvelles acquisitions dans l'Hexagone, Ascoval et l'usine de rails d'Hayange. Revendiquant 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 35.000 salariés dans le monde, la nébuleuse qu'il est en train de bâtir dans l'industrie décarbonée comporte encore de nombreuses zones d'ombre.

Diplômé de Cambridge, Saanjeev Gupta a fait fortune dans le négoce avant de se lancer dans l'industrie, à partir de 2013.

Petit à petit, Sanjeev Gupta se forge un nom dans l'Hexagone. Le milliardaire anglo-indien vient à nouveau de frapper fort, en reprenant à la barre du Tribunal de Commerce de Strasbourg deux sociétés devenues emblématiques des efforts des pouvoirs publics pour réindustrialiser la France : l'aciérie nordiste Ascoval et l'usine de fabrication de rails d'Hayange (France Rail Industry), en Moselle. Bercy a donné son accord mi-août et les deux acquisitions devraient être finalisées dans les semaines qui viennent.

Ces reprises rallongent la liste des entreprises détenues en France par Sanjeev Gupta et sa famille, au sein de la nébuleuse GFG Alliance (Gupta Family Group). L'homme d'affaires, qui va fêter ses 49 ans dans quelques jours, s'est fait connaître dans l'Hexagone début 2018 en reprenant Aluminium Dunkerque , la plus grande fonderie d'aluminium d'Europe, un ancien fleuron de Pechiney passé ensuite dans le giron de Rio Tinto.

Depuis, il enchaîne : il a racheté deux équipementiers automobiles dans le Poitou (Saint-Jean Industries Alu et Fonderies du Poitou), un fabricant de jantes en aluminium à Châteauroux ( AR Industries ), un carrossier industriel (Durisotti). Et aujourd'hui, Ascoval et France Rail Industry, avec donc la bénédiction du gouvernement.

Bâti à marche forcée

L'Alliance GFG est pourtant loin d'avoir pignon sur rue. Constitué d'une agglomération d'entreprises indépendantes les unes des autres, sans comptes consolidés audités, le « groupe » de Sanjeev Gupta est même plutôt réputé pour son opacité .

L'empire Gupta, une nébuleuse de centaines de sociétés indépendantes

Il faut dire qu'il s'est bâti à marche forcée, en quelques années. Né dans une famille d'industriels au Pendjab dans le nord-ouest de l'Inde, le diplômé de Cambridge a fait fortune dans le négoce avant de se lancer dans l'industrie, en 2013. Après la première aciérie en difficulté, rachetée au Royaume-Uni en 2014, suivra toute une série d'acquisitions, « des centaines », affirme Sanjeev Gupta, lors d'un entretien avec « Les Echos ». Outre-Manche, mais aussi en Australie, aux Etats-Unis, en Europe. Au total, 2,5 milliards d'euros ont ainsi été investis dans des acquisitions majeures. Parfois, avec un effet de levier : l'acquisition d'Aluminium Dunkerque pour 500 millions de dollars a été financée à 80 % par endettement.

Acier : feu vert de Bercy à la reprise d'Ascoval et d'Hayange par Liberty Steel

Les sidérurgistes européens craignent de se faire submerger

Aujourd'hui, GFG revendique 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans 30 pays et 35.000 salariés, qu'il vient de structurer autour de trois marques : Liberty Steel pour l'acier, Alvance pour l'aluminium (basée à Paris) et Simec pour l'énergie - auxquelles s'ajoutent des activités dans la finance ou l'immobilier. Et ce n'est pas fini : Alvance projette par exemple de tripler de taille dans les trois ans à venir, via de nouvelles acquisitions.

Déjà un petit empire, qui conduit les observateurs à comparer Sanjeev Gupta à son aîné Lakshmi Mittal. Une comparaison qu'il récuse toutefois. « A chacun son modèle, et ses recettes. Ce que nous cherchons à faire ce n'est pas de devenir numéro un mondial, mais à créer de la valeur là où c'est possible », expliquait-il aux « Echos » il y a deux ans.

Leader de l'industrie décarbonée « Notre stratégie est claire, dit-il aujourd'hui. Dans nos trois branches, nous voulons bâtir des filières intégrées, leaders de l'industrie décarbonée ». Dans la sidérurgie par exemple, Liberty Steel veut se concentrer sur la production d'acier à partir de matières premières recyclées, en utilisant de l'énergie verte. « Ascoval est à cet égard exemplaire, puisque son acier est produit non pas dans un haut-fourneau, mais dans un four électrique à partir de ferraille », relève Roland Junck, le président de Liberty Steel Europe.

Sanjeev Gupta : « Il est temps de réindustrialiser l'Europe »

Sanjeev Gupta, le milliardaire anglo-indien devenu baron de l'acier

De même dans l'aluminium, « notre production n'émet que 2,5 kilos de CO2 par kilo produit, contre 15 à 20 en Chine et 8 en moyenne en Europe », insiste Guillaume de Goys, le COO d'Alvance, expliquant la bonne performance de l'usine de Dunkerque par le mix électrique décarboné de la France. GFG s'est fixé pour objectif d'être neutre en carbone en 2030.

Sanjeev Gupta assure que cette stratégie garantit la rentabilité du groupe. « Notre modèle est profitable », insiste-t-il. Alors que dans l'acier, par exemple, les géants Tata Steel et ThyssenKrupp cherchent plutôt à se retirer d'Europe, la conversion des vieux hauts-fourneaux (via des fours électriques ou d'autres technologies comme la réduction directe) doit permettre de maintenir une activité durable. Liberty Steel, qui a racheté fin 2018 les usines dont ArcelorMittal a dû se séparer pour acquérir l'italien Ilva (Ostrava en République Tchèque, Galati en Roumanie, ou encore Liège en Belgique et Dudelange au Luxembourg), a ainsi promis de les moderniser : il a annoncé en février dernier son intention d'investir, sur dix ans, 750 millions d'euros à Ostrava ou encore 1 milliard à Galati.

Pas d'accident industriel ou financier « Sur le papier, cette stratégie « GreenSteel » est très cohérente, d'autant que le volume de ferraille recyclable est appelé à augmenter en Europe. Plusieurs aciéries rachetées auraient dû fermer sans Gupta. Et le modèle de mini-usine électrique, comme celle d'Ascoval, est plus efficace et plus rentable », commente le consultant Marcel Genet, fondateur de Laplace Conseil. « Mais la question qui taraude tout le monde, c'est « mais comment financent-ils tout ça ? » ».

L'usine d'aluminium historique de Dunkerque reprise par Sanjeev Gupta

_Sanjeev Gupta, le milliardaire qui relance les sites sidérurgiques en crise__

Une question lancinante, sans réponse claire jusqu'à présent. Cela inquiète les salariés même si, pour l'instant, GFG n'a pas subi d'accident industriel ou financier majeur. « Même en cas de difficulté, nous n'abandonnons pas. Nous faisons tout pour sauver les entreprises rachetées. Même si cela prend du temps, même s'il faut changer totalement d'activité », insiste Sanjeev Gupta.

Les 300 salariés de Fonderies du Poitou sauront à la fin du mois si l'homme d'affaires dit vrai : fournisseur de Renault, l'entreprise a vu ses commandes plonger avec la crise du coronavirus et craint aujourd'hui une fermeture pure et simple. « M. Gupta nous a dit en juin à Paris qu'il n'avait jamais fermé de société, et qu'il se donnait trois mois pour trouver une solution. Nous avons dû nous prononcer sur plusieurs solutions de diversification, nous attendons maintenant le verdict, d'ici à mi-octobre », explique Serge Rioult, le délégué CFE-CGC de l'entreprise.

Dette d'acquisition Dans le passé, GFG n'a pas toujours tenu ses promesses. Cela s'explique parfois par la conjoncture, plus mauvaise que prévu, mais pas seulement. Pour l'emporter à Dunkerque, le milliardaire avait, par exemple, mis en avant son intention d'investir 2 milliards d'euros dans l'usine : une somme comprenant, outre l'acquisition de la fonderie pour 500 millions de dollars, sa modernisation, et surtout le développement d'une filière aval via la construction d'un nouveau laminoir.

« Ces investissements majeurs n'ont pas été effectués », témoigne David Pascal, délégué CFE-CGC sur le site. Le syndicaliste reconnaît toutefois que, même si les bénéfices du site servent en grande partie au remboursement de la dette d'acquisition, « les choses se passent plutôt bien ». La société a même recruté une vingtaine de personnes depuis qu'elle a changé de mains, il y a un peu moins de deux ans. « Par ailleurs, Liberty est en train de racheter Duffel , un laminoir en Belgique, confirmant sa stratégie d'intégration aval », poursuit-il.

Une acquisition à « plusieurs centaines de millions d'euros », qui devrait être finalisée « dans les semaines à venir », confirme Guillaume de Goys. « Nous avons préféré racheter ce laminoir plutôt que d'en construire un nouveau, ce qui aurait en outre rajouté des capacités en Europe. Quant à l'usine de Dunkerque, nous y avons investi 40 millions de dollars par an, ce qui n'est pas négligeable », poursuit le dirigeant.

Sanctions administratives Les salariés d'Ascoval, qui ont été ballottés ces dernières années, croisent les doigts. Liberty Steel doit apporter à l'aciérie les volumes supplémentaires qui lui permettront de réduire ses prix de revient et d'assurer sa survie. Et s'est engagé à investir 65 millions d'euros supplémentaires d'ici à la fin de l'année.

Les pouvoirs publics restent vigilants. « Nous avons mis des conditions à notre feu vert, sur la R & D, le plan de charge, les conditions financières. Avec des leviers juridiques pour réagir si elles ne sont pas respectées », explique la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, aux « Echos », évoquant notamment des cessions d'actifs ou des sanctions administratives. « GFG est un groupe qui a de grandes ambitions, c'est leur réputation qu'ils risquent s'ils ne respectent pas leurs engagements ! ».

L'empire Gupta, une nébuleuse de centaines de sociétés indépendantes

Les Echos du 24/09

Ne publiant pas de comptes consolidés, la nébuleuse de sociétés du milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta est réputée pour son opacité. L'homme d'affaires assure toutefois que la structuration du groupe est en cours, et qu'au moins deux métiers sur trois publieront leurs comptes avant la fin de l'année. Sanjeev Gupta a racheté en 2018 la fonderie d'aluminium de Dunkerque à Rio Tinto, pour 500 millions de dollars, financés à 80 % par endettement.

La question agite les spécialistes et inquiète les salariés des sociétés rachetées par l'Alliance GFG : la nébuleuse de Sanjeev Gupta est-elle suffisamment solide financièrement pour assumer les investissements nécessaires et faire face à des coups durs, comme la crise du coronavirus ? « Il y a un véritable mystère qui plane sur les ressources du groupe et son financement », témoigne un observateur. « L'ensemble ne risque-t-il pas de s'effondrer comme un château de cartes ? »

Sanjeev Gupta, le milliardaire anglo-indien qui pousse ses pions en France

Bâtie à marche forcée , l'Alliance GFG n'est en réalité pas (encore) un groupe, mais une collection de sociétés indépendantes les unes des autres. Certaines ont été rachetées sur fonds propres, d'autres par endettement, comme Aluminium Dunkerque (à 80 %). Mais il est impossible d'avoir une vision d'ensemble : combien le « family office » de Sanjeev Gupta a-t-il investi depuis 2013 ? Quel est l'endettement du groupe ? Sa capacité à rembourser ? Autant de données aujourd'hui non publiques.

Financements complexes Or, de l'opacité naît la suspicion. La moindre défaillance est analysée comme un signe de fragilité financière. Les rumeurs se multiplient, relayées par des journaux aussi sérieux que le « Financial Times » : retards de paiement aux vendeurs ou aux fournisseurs, défaut de remboursement de prêts…

Sanjeev Gupta : « Il est temps de réindustrialiser l'Europe »

Et ce, y compris en Europe. « Nous avons arrêté de les livrer, car ils ne payaient tout simplement pas ! » assure ainsi le salarié d'un fournisseur tricolore. Rumeurs que Sanjeev Gupta balaie d'un revers de manche. « Il peut y avoir des retards dans les petits business, en difficulté, mais la plupart de nos sociétés sont profitables et ont toujours payé leurs fournisseurs à l'heure », assure le milliardaire anglo-indien dans un entretien aux « Echos ».

Selon le « FT » , le système de financement du groupe serait aussi particulièrement complexe et coûteux, largement basé sur du refinancement de créances clients ou des prêts entre entités du groupe. Soupçonnées d'être trop exposées aux affaires du milliardaire anglo-indien, les banques Greensill Bank (qui appartient à l'australien Lex Greensill) et Wyelands Bank (rachetée par GFG en 2016) sont d'ailleurs sous le coup d'enquêtes lancées par les régulateurs bancaires allemand et britannique.

Sociétés fusionnées dans l'acier En France, les pouvoirs publics assurent avoir pris des précautions. « Nous avons obtenu des éléments confidentiels sur la situation financière du repreneur », explique Agnès Pannier Runacher, la ministre de l'Industrie. « Mais notre souhait est clairement que le groupe publie ses comptes, qu'il travaille avec des banques françaises, en bref qu'il devienne un acteur classique en France ».

Gupta regroupe ses activités dans l'aluminium et établit la nouvelle entité à Paris

Sanjeev Gupta assure, de son côté, avoir entendu le message. « Nous avons grossi très vite, et cette question revient à chaque acquisition », reconnaît-il. « Nous avons donc décidé de structurer nos activités autour de trois sociétés, Liberty Steel (acier), Alvance (aluminium) et Simec (énergie), qui auront chacune leur conseil d'administration et publieront des comptes consolidés, exactement comme les sociétés cotées ».

Selon lui, c'est déjà quasiment chose faite dans l'acier. « Nous avons pris un peu de retard, à cause du coronavirus. Mais les sociétés sont aujourd'hui fusionnées, le board a été constitué, et l'audit est en cours : le premier jeu de comptes consolidés devrait être publié en novembre », affirme-t-il. Pour Alvance, il faudra attendre la fin de l'année, et pour Simec, l'an prochain. De quoi, espère le groupe, rassurer les plus sceptiques. Ou pas.

mercredi, 23 septembre 2020

Les entreprises doivent rebondir à l’export après le Covid

Presse Océan : Organisée par la CCI Nantes-Saint-Nazaire, l’International week se déroule cette semaine. Contexte oblige, on y parlera beaucoup de l’impact de la crise sanitaire sur l’activité des entreprises à l’export. Chiara Danieli est directrice générale de la fonderie Bouhyer d’Ancenis et vice-présidente de la CCI, en charge de l’international.

Quel impact a eu la crise sanitaire sur les entreprises qui travaillent à l’international ?

Chiara Danieli : « Cela a été une période très compliquée pour elles. D’abord en raison du quasi-arrêt de l’économie au niveau mondial. Ensuite parce qu’avec l’impossibilité de voyager, les relations internationales étaient très difficiles pendant le confinement. Sans compter les problèmes de transport de marchandises d’un pays à l’autre ».

Depuis, c’est reparti ?

« Cela redémarre doucement, à l’image de l’ensemble de l’économie. Mais on observe que les entreprises qui exportent sont plus résilientes que les autres. Leur activité repart plus vite ».

Qu’en est-il pour votre entreprise, la fonderie Bouhyer ?

« Nous exportons 90 % de notre production, principalement vers l’Allemagne. Tous nos clients, des constructeurs d’engins de chantier auxquels nous fournissons des contrepoids en fonte, nous disent de nous tenir prêts. Tous misent sur la reprise des grands chantiers de BTP dans le cadre des plans adoptés par les États pour relancer leur économie ».

Cette crise va-t-elle modifier la donne à l’international ?

« Avec le Covid, on a vu combien nos économies sont très interdépendantes. En Europe, les États souhaitent relocaliser l’activité industrielle pour moins dépendre de pays lointains. Cela peut constituer une chance pour beaucoup d’entreprises, notamment les entreprises françaises, réputées pour la qualité de leurs productions ».

Quels conseils leur donnez-vous pour les aider à rebondir ?

« Le premier, c’est d’être à l’affût de toutes opportunités qui se présentent, d’ouvrir leurs chakras. Le second, c’est de rester connectées à leurs réseaux. On l’a vu au sein de l’International ouest club pendant le confinement : on a eu beaucoup d’échanges entre nous sur des problèmes concrets, on s’est beaucoup entraidés les uns les autres. Et les conseillers de la CCI ont aussi fait un boulot remarquable ».

Quel est l’état d’esprit des chefs d’entreprise en Loire-Atlantique ?

« Pour la plupart, ils restent très positifs. Malgré la crise, ils refusent de verser dans le catastrophisme, même quand ils travaillent pour des secteurs sinistrés. Il y a un vrai esprit d’ouverture. Dans la métallurgie, par exemple, des entreprises qui sous-traitent pour l’aéronautique parviennent à trouver d’autres clients ».

La région ne compte que 4 % d’entreprises exportatrices. Comment l’expliquez-vous ?

« En partie par notre position géographique, à l’ouest de l’Europe. Mais aussi par la présence sur notre territoire de gros donneurs d’ordre (aéronautique, navale, automobile) qui absorbent la quasi-totalité de la production des PME-PMI. Depuis des années, l’économie régionale est droguée au marché intérieur, au détriment de l’export ».

La crise peut-elle contribuer à changer les choses ?

« Elle peut inciter des entreprises qui n’y pensaient pas jusque-là à chercher de nouveaux débouchés à l’international. C’est en tout cas le bon moment pour se poser la question ».

Bio express Chiara Danieli, 56 ans, dirige depuis 2007 la fonderie Bouhyer, leader européen du contrepoids (300 salariés à Ancenis et 50 à Revin, dans les Ardennes). Depuis 2019, elle est vice-présidente de la CCI, en charge de l’international.

lundi, 21 septembre 2020

Une affiche des années 30

Mèkilékon ne résiste pas au plaisir de nous envoyer cette affiche datant des années 30.. et dont les conclusions sont pour certaines, encore d'actualité.

"Ne perdons rien du passé, ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. (Anatole France)"

Cordialement

samedi, 19 septembre 2020

Piwi & Nicolas vous proposent

Ca commence par les questions.

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