la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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jeudi, 25 février 2021

SAFRAN : les « fondamentaux » du troisième groupe aéronautique mondial « sont intacts »

Les Echos -

,Le nouveau patron de Safran, aux commandes depuis le 1er janvier, fait le tour des défis auxquels est confronté le troisième groupe aéronautique mondial. Si la gestion de la crise, sans licenciement ni fermeture de site en France, reste la priorité à court terme, Olivier Andriès planche sur les grands chantiers d'avenir que sont l'aviation décarbonée, Ariane 6 et le futur avion de combat européen. Le nouveau patron de Safran, Oliver Andriès, a succédé à Philippe Petitcolin en janvier.

Safran est l'un des rares acteurs de l'aéronautique qui soit parvenu à rester bénéficiaire en 2020. Comment avez-vous fait pour échapper à la crise ?

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vendredi, 19 février 2021

Dévastée par la pandémie, l’aviation enregistre des pertes massives

Le Matin - merci à PPC pour cette info .

Le secteur aérien est dans un état critique. Le constructeur aéronautique européen Airbus a publié jeudi une perte nette de 1,1 milliard d’euros en 2020. Avec la pandémie, le secteur aérien se retrouve laminé.© AFP Avec la pandémie, le secteur aérien se retrouve laminé. Pertes vertigineuses, menaces de faillites et de catastrophe sociale malgré l’aide publique: le transport aérien, dévasté par le Covid-19, ne voit pas le bout du tunnel et en sortira méconnaissable. Tour d’horizon et enjeux:

Dans quel état est le trafic aérien?

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mercredi, 17 février 2021

Les entreprises confrontées à une explosion des coûts

Les ECHOS -

Pénurie de composants électroniques, flambée des coûts de transports et des matières premières, gestion délicate des ressources humaines en temps de pandémie, remboursement des PGE, contrôle des risques cyber, sans parler du virus…

Les sujets d'angoisse s'accumulent en ce moment dans les directions.

vendredi, 12 février 2021

le lingot de seconde fusion sous les 1800 euros

c'était prévisible, donc c'était prévu... le lingot de seconde fusion décroche. Quand l'automobile s'enrhume, c'est l'affinage qui tousse. Retrouvez chaque semaine le panorama complet du marché des métaux secondaires dans Profession Recycleur / L'Officiel des Déchets Aucun texte alternatif pour cette image Déchets d'aluminium : le lingot de seconde fusion sous les 1800 euros

LE COMPLEXE FRANÇAIS

Pour avoir travaillé de nombreuses années avec les constructeurs allemands je vous donne mon sentiment sur la manière dont fonctionnent les relations avec leurs co-traitants.

Déjà le terme sous-traitant vous positionne en infériorité en France, sentiment que vous n’aurez pas en Allemagne car lorsqu’une société allemande fait travailler une entreprise française c’est qu’elle a remarqué un savoir faire technique particulier qui force son respect et dès lors la relation qui va s’installer est un partenariat, certes rugueux parfois mais empreint de respect et de considération. L’Allemagne est un pays d’ingénieurs et de nombreuses entreprises ont un passé familial qui leur donne une culture technique très forte transmise de génération en génération. Mais l’ingéniosité française a longtemps impressionné nos amis d’outre Rhin.

C’est ainsi que Bosch fit fabriquer ses premiers corps d’ABS en Normandie, que Porsche a commandé des pièces importantes du moteur de ses premiers Boxter dans le Perche, ainsi que ses culasses pour la Cayenne sur les bords de la Loire. Les culasses des moteurs des premières classe A Mercedes bénéficiaient aussi du savoir faire orléanais de SIFA. Quel gâchis, Il faut sortir la tête du sac et repartir.

PATRICK BELLITY

mercredi, 10 février 2021

Opinion : Réindustrialiser la France

opinion de Jean-Hervé Lorenzi (chroniqueur | président du Cercle des économistes) parue dans les Echos -

La désindustrialisation qu'a connue la France ces dernières années n'est pas une fatalité. Plus que le coût du travail, si souvent évoqué, c'est aussi une question de culture et d'intérêt pour les métiers scientifiques et technologiques avec laquelle il nous faut renouer, écrit l'économiste Jean-Hervé Lorenzi. Une chaîne d'assemblage à l'usine Renault de Flins, mai 2020.

Le bilan de la désindustrialisation française est bien connu, il est tout simplement désastreux : la part de l'industrie dans le PIB représente à peine 10 % et le taux d'investissement dans l'industrie manufacturière est de 13 %, soit le plus faible de l'ensemble des branches.

Mais rien ne nous interdit d'être optimiste car au fond, bien au-delà du coût de la main-d'oeuvre, si souvent évoqué comme raison principale de cette évolution si spécifique à notre pays, nous sommes confrontés à un problème politique et culturel et c'est évidemment sur ce terrain qu'il faut notamment se situer.

Accélération technologique

Plusieurs changements me paraissent fondamentaux pour rompre avec une vingtaine d'années de désintérêt. Tout d'abord, il nous faut nous débarrasser de cette vision si ancrée dans les esprits que nous pourrions devenir essentiellement une société de services, notamment touristiques. Bien entendu, il faut d'abord s'appuyer sur la volonté affichée par Thierry Breton de lancer au niveau européen des grands programmes de développement industriel.

Interview : « Les six mois qui viennent seront décisifs pour l'industrie française »

Il y a une véritable opportunité de reprendre la main car tout est possible dans des phases d'accélération technologique. On pense évidemment à l'intelligence artificielle qui n'en est qu'à ses balbutiements et pour laquelle nous disposons en Europe de suffisamment de moyens financiers et de grandes compétences.

Relocalisation En France, il faut décidément distinguer les rôles de chacun, l'Etat d'un côté, les écosystèmes -c'est-à-dire les territoires et les pôles de compétitivité - de l'autre. A l'Etat, le rôle essentiel d'impulsion de définition des grandes lignes et de mobilisation de l'épargne privée vers l'investissement. Ceci suppose de sa part des mécanismes nouveaux de garanties face aux risques pris par les épargnants. La relocalisation elle-même est psychologiquement importante, mais sera vraisemblablement assez modeste.

En revanche, la principale décision publique doit être celle de rejoindre nos principaux partenaires européens en pourcentage de recherche et développement, c'est-à-dire passer des 2,2 % actuels pour aller à 3 %. Les projets réels doivent être, eux, conçus et mis en oeuvre à partir des territoires et des pôles de compétitivité. Regarder la carte des pôles de compétitivité, c'est avoir une vision précise de la géographie industrielle de notre pays. Et cela concerne un grand nombre de secteurs, de la microélectronique, la robotique, l'imagerie médicale aux nouveaux matériaux en passant par l'agroalimentaire, les énergies de la mer et la porcelaine.

Renouer avec la culture scientifique

Les choix de projets de réindustrialisation doivent se faire à partir de quatre critères simples : partir de compétences existantes, mais encore insuffisamment développées ; s'appuyer sur des marchés affirmés aux niveaux français et européen ; mobiliser un ensemble de technologies numériques mais également mécaniques, chimiques… ; et évidemment se développer en partenariat étroit avec des institutions de recherche comme le CEA, l'Inserm et le CNRS.

Enfin, et c'est peut-être l'axe le plus important, si l'on veut stopper le déclassement de la France, retrouver une industrie forte et l'ancrer dans le long terme, il nous faut renouer avec une culture scientifique et technologique. Cela passe par une revalorisation de nos métiers industriels et techniques et par une réforme de l'éducation pour mieux préparer les générations à venir à acquérir les compétences de la réindustrialisation.

C'est à une véritable révolution cultuelle qu'il faut procéder pour parvenir à réindustrialiser la France, mais au fond tout cela est du domaine du possible, si nous retrouvons l'envie de produire.

lundi, 8 février 2021

Miracle : le géant français des verres Arc embauche à nouveau

On attend le même genre de miracle en Fonderie. Les Echos

Le spécialiste des arts de la table affiche sa confiance dans l'avenir à travers un premier programme d'embauche (225 CDI) depuis longtemps, sur fond de restauration de sa santé économique. Le géant des verres Arc France va recruter 225 CDI, lui qui est passé - comme les 4.600 salariés qui lui restent -, par tous les états ces dernières années.

Ce n'est pas comme si ce type de nouvelles arrivaient fréquemment dans l'Audomarois, la contrée champêtre de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Le géant des verres Arc France va recruter 225 CDI, lui qui est passé - comme les 4.600 salariés qui lui restent -, par tous les états ces dernières années . La fin de la disette sociale à Arques et la signature d'un accord partiel de longue durée ont même été saluées par une visite mardi de la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

mardi, 2 février 2021

« Les six mois qui viennent seront décisifs pour l'industrie française »

Les Echos -

Pour Alexandre Saubot, le nouveau président de France Industrie, le choc du coronavirus peut replacer le made in France dans le haut de l'agenda politique et éviter à l'industrie tricolore un nouveau décrochage qui serait catastrophique.

)Pour Alexandre Saubot, le nouveau président de France Industrie, le choc du coronavirus peut replacer le made in France dans le haut de l'agenda politique et éviter à l'industrie tricolore un nouveau décrochage. (Joel Saget/AFP)

Comment l'industrie a traversé cette année 2020 si particulière ?

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dimanche, 31 janvier 2021

Vallourec, cas d'école des impasses de l'industrie française

Les Echos -

Le groupe tricolore devrait passer sous le contrôle de ses créanciers en février. Voilà vingt ans, le fabricant de tubes avait fait le pari du pétrole avant d'être saigné par la longue crise du secteur. Tubes en acier sur le site d'Aulnoye-Aymeries (Nord).

Usine Vallourec de Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime). L'origine du site industriel remonte à 1735. A l'époque, la Manufacture royale de plomb laminé y avait fabriqué les fontaines et les chevaux du château de Versailles.

L'entreprise la plus créatrice de valeur de la planète Le destin de l'usine est à l'image d'un groupe qui a tutoyé les sommets avant de vivre un calvaire. En 2007, le cabinet BCG voyait dans Vallourec l'entreprise la plus créatrice de valeur de la planète tandis que « Business Week » célébrait la plus rentable des sociétés européennes. C'était il y a treize ans. Autant dire une éternité.

Valorisé à 11,6 milliards d'euros fin 2006, l'industriel vaut désormais moins de 300 millions d'euros en Bourse.

Ecrasé par une dette de 3,7 milliards d'euros et confronté à des échéances, le groupe de 4,3 milliards d'euros de chiffres d'affaires doit désormais boucler d'ici à février une restructuration financière, qui devrait voir ses créanciers prendre le pouvoir.

Vallourec supprime un millier d'emplois face à la crise persistante

Comment expliquer une telle descente aux enfers ? Il y a, bien sûr, la géopolitique du pétrole. Après avoir profité de la soif d'or noir de la planète durant la décennie 2000, le fabricant de tubes en acier sans soudure a souffert du retournement du secteur. A partir de 2014, l'Arabie saoudite a cherché à contrer l'essor du pétrole de schiste américain en inondant les marchés. Le prix du baril s'est effondré et cette dégringolade a entraîné celle des investissements pétroliers, condamnant toute la filière parapétrolière à des années de crise.

Mais la chute de Vallourec est également un cas d'école du décrochage industriel de la France. Non seulement parce que le groupe de près de 19.000 salariés est un fleuron français, mais aussi parce que son parcours reflète les choix stratégiques des deux dernières décennies, les faiblesses de l'industrie tricolore et les spécificités d'une gouvernance made in France.

Un fleuron français

Né en 1931 du rapprochement de trois fonderies du nord de la France (le nom provient des villes de Valenciennes, Louvroil et Recquignies), Vallourec s'est imposé dans l'industrie du pétrole en inventant en 1965 le joint VAM, une connexion révolutionnaire, offrant un étanchéité métal-métal exceptionnelle. Cédée par Usinor en 1996, la société crée l'année suivante « l'Airbus des tubes », en fusionnant son activité avec celle de son rival de toujours, l'allemand Mannesmann. Vincent Bolloré arrive au capital en 2002 et y reste quelques années alors que Vallourec engage une nouvelle stratégie.

Il y a tout d'abord l'idée de la spécialisation. Aujourd'hui, Vallourec réalise 66 % de son chiffre d'affaires dans le pétrole et le gaz (hors pétrochimie), contre 36 % en 2004

Le virage de la spécialisation En 2007, le groupe cède pour près de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires à ArcelorMittal et l'allemand Salzgitter. Dans le même temps, Vallourec procède à des acquisitions aux Etats-Unis dans les tubes pétroliers et les tiges de forage.

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samedi, 30 janvier 2021

La fonderie automobile française menacée par l'électrique et le dumping

Les Echos - Laurent Marcaillou (Correspondant à Toulouse)

Plusieurs fonderies pour l'automobile, comme Jinjiang SAM, FVM et MBF Aluminium, jouent leur avenir ces jours-ci devant les tribunaux de commerce.

Selon une étude de Roland Berger, 5.200 des 13.500 emplois pourraient disparaître d'ici à 2030 avec la baisse du marché, l'électrification des voitures et la concurrence à bas coût. Pour en sauver la moitié, elle prône la constitution de grands groupes capables d'investir dans les technologies à haute pression. Fabrication de pièces finies pour le concept de production automobile.

Baisse d'un quart des ventes de voitures en France en 2020 et de moitié pour les modèles diesel en cinq ans, concurrence étrangère à bas coût… les fonderies françaises de pièces automobiles sont en difficulté.

Plusieurs jouent leur survie dans les prochains jours comme Jinjiang Sam (365 salariés) à Decazeville (Aveyron) , pour qui la date de remise des offres de reprise a été reportée au 15 février. Sa soeur FVM (130 salariés) à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle) est dans la même situation. MBF Aluminium (groupe CMV), qui emploie 260 personnes à Saint-Claude (Jura), a été placé en redressement en novembre et a jusqu'au 9 février pour trouver un repreneur.

Marges faibles

L'avenir de la Fonderie du Poitou Fonte (300 salariés) à Châtellerault (Vienne), rachetée par le britannique Alvance , s'inscrit en pointillé depuis que Renault a décidé en décembre de ne plus lui acheter de carters de moteurs Diesel après 2023, en lui préférant l'espagnol Fagor. Le constructeur veut également réduire sa filiale La Fonderie de Bretagne (380 salariés) dans le Morbihan…

« Il y a aussi des groupes qui ne vont pas si mal comme Le Bélier, relativise Wilfrid Boyault, directeur de la Fédération Forge Fonderie. Mais c'est un métier où les marges sont faibles. Les fonderies travaillent souvent à la main des donneurs d'ordre et se retrouvent au bout d'un moment devant le tribunal de commerce. L'Etat force alors les constructeurs à leur confier des commandes pour trouver un repreneur. Mais trois ans après, elles retombent en redressement car elles n'ont pas d'autofinancement. »

Suppressions d'emplois La fonderie française souffre de la concurrence à bas coût du Portugal, de l'Espagne, de la Turquie et de l'Europe de l'Est. « Quand un constructeur peut acheter moins cher, il le fait, poursuit-il. Et Renault n'est pas dans un état magnifique en ce moment. »

La France est le troisième pays européen pour la fonderie avec 12 % de la production et un chiffre d'affaires de 5,1 milliards d'euros en 2019, réalisé par 380 établissements. L'automobile représente 2,5 milliards d'euros et mobilise 170 fonderies. Une étude du cabinet Roland Berger sur les fonderies automobiles françaises, rendue en juin 2020 à l'Etat et à la Plateforme automobile (PFA), prévient que la contraction des marchés devrait supprimer 39 % des emplois d'ici à 2030, soit 5.200 des 13.500 salariés, voire d'ici à 2025 avec la crise sanitaire !

Automobile : trois choses à savoir sur la déconfiture du marché européen

Plan de relance automobile : onze sociétés haut-savoyardes modernisent leur appareil de production

L'étude estime toutefois qu'une action concertée entre l'Etat, les donneurs d'ordres et les fondeurs, pourrait sauver 2.900 emplois. Il faudrait diversifier les fonderies de fonte qui n'ont plus d'avenir dans l'automobile avec la chute du diesel. De même, la fonderie d'aluminium pour les moteurs Diesel sera divisée par sept d'ici à 2030, mais celle à haute pression pour les moteurs électriques sera multipliée par dix ! Et le besoin de fonderie aluminium à basse pression augmentera pour le châssis et la structure.

Taille critique

Pour aller sur ces marchés, l'étude préconise de faire « émerger deux grands champions à l'échelle européenne pour dépasser la taille critique de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires », l'un dans la basse pression, l'autre dans la hausse pression. « Nous allons vers les techniques de fonderie d'aluminium à haute pression avec des presses de forts tonnages, explique Marc Mortureux, directeur général de PFA. Pour suivre ces évolutions qui nécessitent beaucoup d'investissements et de R&D, il faut créer des acteurs qui ont une masse critique suffisante et une diversité de clients en Europe. »

Selon la profession, la filière pourrait se consolider autour des groupes GMD Eurocast, Saint Jean Industries et Montupet (racheté par le canadien Linamar), qui approchent les 300 millions d'euros de chiffre d'affaires. « Les champions français devront avoir aussi des usines dans les pays à bas coût face à la concurrence », prévient Wilfrid Boyault.

L'espoir pour le made in France repose sur les pièces lourdes et volumineuses qu'il faut faire près des usines d'automobiles. La voiture électrique nécessite moins de composants de moteur et n'a pas de boîte de vitesse « mais il faudra fabriquer des pièces plus grandes et monoblocs pour le châssis et la structure et nous aurons un avantage à les produire en Europe », souligne-t-il.

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