la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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mardi, 31 mars 2020

Il n'y a pas que notre industrie qui pâtit de la délocalisation

Les Echos de ce matin -

Pourquoi l'Allemagne dispose de tests et pas la France

Alors que la France parvient tout juste à procéder à 50.000 tests de dépistage du coronavirus par semaine, l'Allemagne est en passe de faire 10 fois plus.

Pour Philippe Aghion, Elie Cohen et Timothée Gigout-Magiorani, cette différence entre les deux pays voisins tient aux choix industriels faits par la France ces dernières années.

L'industrie allemande pèse 2,35 fois plus que l'industrie française dans le PIB national. (iStock)

Par Philippe Aghion (professeur au Collège de France) - Elie Cohen (directeur de recherche CNRS)

Les gouvernements sont confrontés au choix difficile entre prolonger un confinement généralisé, ce qui paralyse l'économie mais sauve des vies, et y mettre fin, ce qui relance la machine économique mais augmente la mortalité. La seule façon de permettre une relance de l'économie qui minimise les risques liés à des vagues supplémentaires de l'épidémie est de conduire des tests massivement.

La France s'est industrialisée

Le problème est que jusqu'à présent la France s'est montrée incapable d'administrer des tests à grande échelle moins de 50.000 tests par semaine chez nous alors que les Allemands en administrent plus de 500.000 . Pourquoi ce contraste aussi dramatique entre ces deux pays La réponse tient en trois mots désindustrialisation, délocalisation, chaînes de valeur étendues. La France à bas bruit s'est désindustrialisée, elle a poussé à l'excès la délocalisation de ses chaînes de valeur.

Les Allemands produisent beaucoup plus de composants de tests Covid-19 que nous, et sont des exportateurs nets de ces composants, alors que la France est importatrice nette. Et les exportations brutes de l'Allemagne en composants de tests Covid s'élèvent à près de 2 milliards d'euros par an, contre à peine 200 millions d'euros par an pour la France.

La France a délocalisé à outrance depuis des décennies, à l'opposé de l'Allemagne.

Derrière ce contraste entre les exportations et importations des différents composants de tests Covid en France et en Allemagne se cache une réalité beaucoup plus globale et dramatique la France a délocalisé à outrance depuis des décennies, à l'opposé de l'Allemagne.

Ce contraste entre la France et l'Allemagne tient à plusieurs facteurs. Il est d'abord lié à un effet de spécialisation, conforté par un effort en R & D plus important en Allemagne qu'en France, et, plus généralement, à l'attitude plus dynamique des entreprises allemandes en matière d'investissement innovant et d'exportation. Qu'on en juge.

Des savoir-faire évaporés

L'industrie allemande pèse 2,35 fois plus que la française, ce rapport est bien plus élevé dans quelques secteurs, points forts de la spécialisation allemande, comme les machines et équipements (5,8 fois), l'automobile (4,8 fois) ou les équipements électriques où l'industrie allemande pèse plus de 4,5 fois plus que la française. L'industrie allemande dégage des excédents considérables dans cinq secteurs et elle a réussi à renforcer considérablement ses points forts tout au long des années 2000. Entre 2000 et 2010, période pendant laquelle la France décroche, le secteur des machines et équipement en Allemagne a vu ses excédents bondir quand la France voyait son déficit croître. L'industrie automobile allemande, quant à elle, a vu en dix ans ses excédents doubler quand l'automobile française passait d'un excédent à un déficit. Les équipements électriques ont vu l'excédent doubler en Allemagne quand la France passait d'un léger excédent à un déficit. La chimie a triplé son excédent quand la France maintenait, à peu près, le même faible excédent. Enfin, la pharmacie allemande a quadruplé son excédent entre 2000 et 2010 quand la France améliorait le sien à la marge.

Quelles leçons tirer de cette comparaison France-Allemagne

Une première conclusion est qu'il est difficile, même en économie de guerre, de mobiliser des capacités inexistantes, des savoir-faire évaporés et de combler les trous béants de la spécialisation.

La deuxième conclusion est qu'en réaction à cette crise la France ne doit pas se contenter de relancer la demande, elle doit s'attaquer également au côté « offre à la fois investir massivement dans la recherche et l'innovation, et développer une véritable politique industrielle qui permette à notre pays de se réapproprier le contrôle de ses chaînes de valeur.

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lundi, 30 mars 2020

Les prix du pétrole au plus bas depuis 17 ans

Les Echos Aux Etats-Unis, le brut est tombé en dessous des 20 dollars. La baisse de la demande due à la pandémie de Covid-19 crée un surplus dans les capacités de stockage. Outre la crise infligée, la guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie a créé une nouvelle accumulation de l'offre.

La production de pétrole va-t-elle vers le trop-plein, à l'heure où près de la moitié de la population mondiale se retrouve confinée ?

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samedi, 28 mars 2020

380 entreprises alertent dans les Ardennes

Dans les Ardennes, 380 entreprises ont sollicité du chômage partiel pour un total de 2,7 millions d’heures salariées a fait savoir la préfecture. Cela marque une forte progression du nombre d’entreprises qui ont effectué ces démarches auprès de la Direccte des Ardennes puisqu’elles étaient 160 la semaine dernière. Toutefois, la progression en volume d’heures reste mesurée, puisque les 160 premières entreprises avaient requis près de 2 millions d’heures à elles seules.

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Un problème d'alcool

Il semblerait que le covid19, en plus de confiner les fondeurs, les embête pour se fournir en enduit base « alcool » !! En effet cette matière première sert principalement dans ces temps obscurs à nettoyer et désinfecter les villes chinoises … D’où la difficulté de produire ce type d’enduit à moindre coût, l’isopropanol dit alcool IPA a « flambé » sans jeu de mot, x6 minimum !! Et l'incendie de la seconde plus grosse usine de production d'Isopropanol des US n'arrange rien!

vendredi, 27 mars 2020

La Fonderie Horne à Rouyn-Noranda au Québec réduit sa main-d’œuvre de 80 %

En raison de la complexité des procédures qu’exigerait une interruption complète de ses activités, la Fonderie Horne a convenu avec le gouvernement de pouvoir poursuivre une partie de ses opérations. Quelque 80 % de ses travailleurs seront toutefois retournés à la maison pour une durée de trois semaines.

Les activités de production du complexe métallurgique de Rouyn-Noranda génèrent d’importantes quantité d’accumulations corrosives (métal, poussière, acide et autres liquides corrosifs) qui se logent dans les équipements. Afin de garantir l’intégrité de ces équipements, tout arrêt prolongé doit requérir l’isolement complet de certains appareils et l’enlèvement complet de ces accumulations.

Mobilisation importante et impacts négatifs durables

«Or, l’ampleur des travaux requis pour cette opérations nécessiterait la mobilisation d’une importante quantité de ressources spécialisées sur notre site, dont certaines en provenance de l’extérieur de la région et même de la province», a expliqué la Fonderie Horne, par voie de communiqué, le 25 mars.

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mercredi, 25 mars 2020

Solyfonte se forge un brillant avenir

Montbrison, l'entreprise Solyfonte s'étend. Dirigée par Christophe Saint Romain, la fonderie de précision et d'art recrute et propose des prestations diversifiées.

Solyfonte, la fonderie d'art et bijouterie basée à Montbrison depuis 2016, compte désormais 45 salariés sur son site ligérien. La SAS Financière Félix qui compte cinq associés, dont trois préfèrent garder l'anonymat, comprend trois sociétés et génère « un chiffre d'affaires consolidé de 9,2 M€, avec un objectif de 11 M€ cette année », d'après son directeur général, Christophe Saint Romain. Cette structure familiale compte Vernet Dray à Lyon, fondée fin 2008 et embauche 42 personnes. Le Bronze d'art français, orfèvrerie et luminaire d'art, acquise en 2019 est quant à elle basée à Décines-Charpieu.

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jeudi, 5 mars 2020

Une usine française victime de l’arsenic chinois

France, libre-échange Les Crises, Éric Juillot, 03-03-2019 extraits -

« L’arsenic chinois menace des postes chez Keraglass ». suppression possible de 50 à 60 emplois sur les 300 que compte l’usine Keraglass de Bagneaux-sur-Loing, au sud de Nemours. (77) ... non loin d'une carrière Sibelco pour la fournir en sable

Dans cette usine, spécialisée dans la fabrication de plaques vitrocéramiques, la direction est contrainte de fermer l’un des trois fours. En cause : la concurrence agressive des fabricants chinois. Selon les propres mots du directeur : « En Europe, nous sommes soumis à des contraintes justifiées en matière de qualité de l’air et nous utilisons un procédé de fabrication sans arsenic. Ce qui est pratiqué en Chine fait baisser les coûts et rend leurs produits plus compétitifs ». Banalité et ampleur de la désindustrialisation.

Personne, à l’échelle nationale, n’entendra parler de la disparition des emplois chez Keraglass-Bagneaux. Mais tous les Français, depuis plusieurs décennies, ont eu à connaître des exemples comparables notamment en fonderie dans leur ville ou dans leur région. Les sites industriels condamnés au déclin ou à la fermeture sur notre sol depuis le début des années 1980 se comptent par milliers, et l’annonce de leur disparition a fini par composer une triste litanie.

Gandrange, Florange, Alstom, Good-Year, Whirlpool… Autant de jalons médiatiques qui scandent le déclin de l’industrie française. Pour chacun de ces cas emblématiques, combien d’autres, cependant, moins médiatisés ?

Et donc, perte de 50 emplois chez Kéraglass à Bagneaux. Ce énième exemple est intéressant dans la mesure où il illustre jusqu’à la caricature les méfaits du système macro-économique dans lequel l’industrie française est condamnée à évoluer depuis plusieurs décennies, en raison des choix politiques maintes fois réaffirmés des dirigeants nationaux. Ce système repose sur trois piliers, rappelés ici sommairement,

Un pilier commercial, avec le libre échange pour horizon unique,

Un pilier financier, avec la libre des circulations des capitaux à travers l’UE depuis 1993, et l’hypertrophie monstrueuse des activités financières depuis les années 1980 ; le tout soumettant les entreprises industrielles à la loi du rendement maximum à court terme,

Un pilier monétaire, avec la création de l’euro en 1999-2002, qui a donné à l’Allemagne un avantage compétitif, qu’elle s’est empressée de conforter par une politiquede compression salariale au cours des années 2000.

Comment s’étonner, dans ces conditions, de l’inexorable érosion de la base industrielle de la France ? Tous les piliers de ce système concourent à son affaiblissement : schématiquement, le libre-échange contribue à rentabiliser les délocalisations ; la libre circulation des capitaux rend les investissements directs à l’étranger aussi aisés que les investissements dans le pays d’origine ; la surévaluation de l’euro pour la France — et sa sous-évaluation pour l’Allemagne — limite nos exportations et facilite celles de l’Allemagne en France.

Que peuvent concrètement les ouvriers de Keraglass à Bagneaux, en dépit de leur productivité et de la modernité de leurs équipements, face à leurs homologues chinois aux salaires 6 ou 7 fois inférieurs ? Rien.

Que peut leur employeur ? Rien, dès lors que l’intérêt immédiat de l’entreprise suppose de réduire l’emploi sur place.Que peuvent les responsables politiques face à cette situation inique ? Rien, puisqu’ils sont persuadés d’évoluer dans le meilleur des mondes possibles.

Déclin économique, crise sociale, drame humain : tout cela est donc inévitable dans le système actuel, à la modeste échelle de Bagneaux-sur-Loing comme à celle du pays tout entier. Il faut en outre y ajouter le scandale écologique. La baisse de la production à Bagneaux s’accompagne d’une augmentation de la production chinoise de plaques vitrocéramiques, dans des conditions peu respectueuses de l’environnement, avant que ces plaques ne parcourent 10 ou 12 000 km par voie maritime pour être vendues dans notre pays ou ailleurs en Europe. Comment peut-on décemment soutenir qu’il n’y a pas là un problème ?

Quelques chiffres De 4,3 millions d’emplois (en équivalent temps plein) en 1999, l’industrie en France 12 est tombée à 3,8 millions d’emplois en 2008 et à 2,9 millions en 2016 : il s’agit donc d’un véritable effondrement, amplifiant un mouvement engagé dès le début des années 1980

Si l’emploi industriel a connu un léger rebond en 2018 et 2019, il n’a malheureusement rien de significatif, même s’il a permis au porte-parole du gouvernement de parader 14 : + 5200 sur un an au 3e trimestre 2018, + 7900 sur un an au 4e trimestre 2019 15.

Le déclin de l’emploi industriel obéit cependant à des causes diverses ; il ne saurait être réduit aux seuls méfaits de la mondialisation et du néolibéralisme bruxellois : externalisation de tâches tertiaires (gardiennage, comptabilité…) par des entreprises industrielles, recours accru aux robots (beaucoup moins net cependant en France que dans beaucoup d’autres pays industrialisés 16), taux d’équipement des ménages très élevés. De ce fait, le poids de l’industrie dans l’économie française diminue : l’industrie manufacturière ne représente plus que 10 % du PIB national en 2016 (8,7 % au Royaume-Uni, 20,3 en Allemagne) contre 15,7 % en 2000 18.

Surtout, le déclin industriel est une des principales causes du déficit commercial structurel de la France depuis le début des années 2000. Un déficit aux proportions tellement énormes depuis 10 ans que les responsables politiques préfèrent en général ne pas en parler. S’il s’établissait en moyenne à 22,4 milliards d’euros sur la période 2000-2008, il a littéralement explosé depuis pour atteindre une moyenne annuelle de 58,4 milliards d’euros entre 2009 et 2017 19. L’industrie explique à elle seule une large part de notre déficit commercial : 29,6 milliards en 2017 par exemple pour un déficit total de 57,9 milliards. Or l’industrie est un secteur stratégique indispensable à un pays développé. Dans le cas de la France, il représente 80 % de l’investissement en recherche-développement, 75 % des exportations et la moitié des gains de productivité.

Comment peut-on être libre-échangiste ?

– Le conservatisme social de beaucoup de ses membres, peu sensibles de ce fait aux inégalités et à la détresse des vaincus de la mondialisation ;

– Le conformisme intellectuel en vertu duquel il vaut mieux, pour faire carrière, avoir tort avec tout le monde que raison dans son coin,

le protectionnisme, en dépit de sa signification étymologique, est paré de toutes les tares régressives, quand le libre-échange est inébranlablement considéré comme un vecteur de progrès systématique et universel.

S’il est un cauchemar pour le travailleur dont l’emploi est délocalisable, le libre-échange a, en revanche, un intérêt évident pour tous les consommateurs puisqu’il permet, même aux foyers modestes, d’atteindre un hyperconsumérisme sans précédent historique.

S’il faut se réjouir, au nom de l’égalité, de l’extension de l’opulence matérielle à toutes les couches de la société, il faut déplorer, encore une fois, les conséquences désastreuses de cette consommation de masse sur le plan environnemental, la désindustrialisation qu’elle sous-tend et le piège que constitue à terme le « low-cost » généralisé .

Les consommateurs sont prêts, à accepter de payer un bien plus cher s’il est produit en France, par patriotisme économique et au nom de l’impératif écologique. Aucun basculement d’ampleur ne se produira toutefois sans une modification du cadre macro-économique décrit plus haut. Or, force est de constater que rien, dans le programme des principaux partis politiques, ne permet d’espérer ce basculement à moyen terme. Autant dire que, en l’absence de choc externe (monétaire, financier ou… sanitaire ?) la tendance au déclin consenti de notre base industrielle à toute chance de se poursuivre.

lundi, 2 mars 2020

Le marché automobile français à la baisse en février

Les Echos - Avec 167.785 voitures particulières neuves immatriculées en France le mois dernier, le marché a enregistré une baisse de 2,7 % par rapport à février 2019.

Renault enregistre la plus forte baisse chez les constructeurs français.

jeudi, 27 février 2020

Transformer le plomb en or...

..." pour attirer davantage les Français vers la Bourse, pour leur donner envie de croire aux vertus du capitalisme, les grands patrons devront peut-être aussi jouer davantage le jeu des actionnaires". Les Echos

mardi, 25 février 2020

L’économie mondiale tremble alors que le coronavirus menace les chaînes d’approvisionnement

L'Opinion - La dépendance accrue du secteur manufacturier à l’égard d’une Chine plus interconnectée que jamais avec les circuits mondiaux entraîne des pénuries partout sur la planète.

Coronavirus en Lombardie, la quarantaine commence.

La consommation et la production chinoise alimentent la croissance de l’Asie à l’Amérique du Nord, en passant par l’Europe et au-delà.

Les entreprises manufacturières du monde entier sont liées à la Chine par des chaînes d’approvisionnement tentaculaires qui s’appuient sur les usines du pays pour de nombreux produits intermédiaires et finis. Redoutant d’être contaminés, les travailleurs chinois restent chez eux, ce qui pèse sur le volume de production.

Aux Etats-Unis, les syndicats de General Motors ont averti qu’une pénurie de pièces fabriquées en Chine pourrait ralentir le rythme des chaînes de montage de SUV dans les usines du Michigan et du Texas. L’entreprise a, elle, déclaré qu’elle travaillait à réduire ce risque. Une situation que l’on retrouve ailleurs — même dans des endroits qui peuvent sembler isolés.

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