la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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mercredi, 13 novembre 2019

Un bloc moteur

Comment c'est fait ?

https://mail.google.com/mail/u/0/?tab=rm&ogbl#inbox?projector=1

PSA investit 18 millions d'euros sur le site de Sept-Fons à Dompierre-sur-Besbre (03)

La Montagne - Ariane Bouhours La cinquième ligne d’usinage, en place depuis début 2019, a été accompagnée par la Région à hauteur de 2M €. © Séverine TREMODEUX

Deux nouvelles lignes d’usinage de disques de frein sont en cours d’installation, avant une troisième. A Dompierre-sur-Besbre, le site de Sept-Fons du groupe PSA continue sa métamorphose avec un nouveau plan d’investissements de 18 M€.

Depuis 2016, parallèlement à son activité historique de fonderie de carters cylindres en fonte, le site de Sept Fons usine des pièces de freinage. Une activité en développement constant. Le site usine aujourd’hui 60.000 disques de freins par semaine à destination d’usines françaises et européennes du groupe PSA. Un tiers de cette production part en Europe (nouveaux clients, la Slovaquie et le Royaume-Uni) et de manière plus anecdotique en Argentine et au Brésil.

Objectif : compenser la baisse du diesel La première ligne a été mise en place en 2016. Les 2e, 3e et 4e ont suivi rapidement. Une cinquième ligne a été installée début 2019. Comment s’explique cette hausse d’activité ? « Le groupe marche fort en Europe, les volumes de commandes sont à l’avenant », explique Olivier Bencteux, le directeur de ce site de 500 salariés, auxquels il faut ajouter 70 intérimaires.

A la fonderie de Sept-fons, PSA va pousser les feux sur l'usinage

Par ailleurs, le rachat d’Opel par PSA en 2017 a amené à utiliser les plateformes PSA pour construire les véhicules Opel. « Toutes les pièces de freinage usinées ici sont fabriquées en fonderie sur place. Notre stratégie, c’est d’anticiper la baisse de l’activité des moteurs diesel, en augmentant la capacité sur les pièces de freinage. Le diesel représentait 70 % des parts de marché en Europe en 2012. Aujourd’hui, c’est seulement 3 voitures sur 10. Et on sait que cette activité va continuer à décliner ».

Au cœur de la fonderie de Sept-Fons

Autres atouts du site : « Nous sommes très bien situés, au cœur du dispositif européen de PSA ». La présence d’un échangeur avec la RCEA à côté de l’usine est précieuse : « L’arrivée de l’autoroute va encore renforcer notre position ».Le directeur du site de Sept Fons de PSA, Olivier Bencteux.

C'est la première fois qu’un projet d’une telle dimension est porté sur le site de Sept-Fons OLIVIER BENCTEUX (Directeur du site de Sept-Fons du groupe PSA)

Car l’usine a engagé un gros projet d’investissements, sur lequel elle planchait depuis plusieurs années. « C’est la première fois qu’un projet d’une telle dimension est porté sur le site », affirme le directeur. 18 M€ d’investissements. « Le site est compétitif par rapport à nos concurrents. Nous couvrons 70 % des besoins du groupe en fabrication de pièces de freinage ».

Les deux volets du programme d'investissements

En quoi consiste le projet ? Il s’agit d’aller encore plus loin dans l’usinage, en investissant dans un nouveau procédé de fonderie de disques de frein : une ligne de moulage sera réadaptée, avec un système permettant de fabriquer deux fois plus de pièces sur un même châssis. Ce nouveau procédé doit débuter en février 2020.

La fonderie de Sept Fons, une vieille dame en pleine santé VIDEO

Deuxième volet, l’investissement dans trois nouvelles lignes d’usinage. « En quelques années, il s’agit de doubler la capacité de production par rapport à 2018. Nous devons réhabiliter des façades, réaménager les locaux en serrant un peu les ateliers ».

Les travaux d'installation des nouvelles lignes d'usinage ont débuté. De premières machines sont déjà arrivées. Car une nouvelle ligne d’usinage doit démarrer dès janvier 2020. La deuxième sera fonctionnelle mi-2020. La troisième devrait voir le jour en 2022. « Cela reste à confirmer selon l’évolution des volumes et si le groupe sent que son usine est soutenue localement dans ses investissements », ajoute le directeur. La cinquième ligne usinage de pièces de freinage. Deux autres sont sur le point d'être installées. Vingt nouvelles embauches à venir Côté personnels, la logique « est à la stabilisation des effectifs ». « Une vingtaine d’embauches ont eu lieu en 2018. Elles compensent des départs à la retraite. Cette année, 25. L’idée de ce nouveau projet, c’est de reconvertir des personnes de la fonderie et de recruter de nouvelles compétences. Pour recruter, nous travaillons avec Pôle Emploi, et un organisme de formation, qui assure des formations à la fois théoriques et pratiques, en ateliers, de plusieurs mois. Huit personnes sont actuellement en formation, une nouvelle session débute en décembre. Nous prévoyons de recruter une vingtaine de personnes. Nous recherchons des conducteurs d’installations d’usinage ». Le site réussit sa reconversion progressive Cette fonderie presque centenaire a donc réussi sa transition : « La greffe de ce nouveau métier d’usineur a pris sur le site, se félicite Olivier Bencteux. De débutant, on est passé au statut d’outsider en la matière. Et maintenant, on est reconnus en usinage ». Le site de Sept-Fons en chiffres.

60.000 pièces de freinage sont usinées chaque semaine sur le site. Un chiffre voué à augmenter. 18 M€ sont investis par le groupe PSA sur le site de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre.

7,6 M pièces de freinage étaient fabriquées chaque jour en fonderie, en 2018.

2,5 M pièces usinées sur le site en 2019, contre 2M en 2018 (soit 8.500 par jour). 470.000 carters cylindres pour diesel ont été fabriqués en 2018, une activité en déclin sur le site.

lundi, 11 novembre 2019

Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures

sa fabrication en fonderie - https://www.youtube.com/watch?v=ETNJ66QDNdw

Ce 11 novembre sera inauguré le dixième Haut lieu de la mémoire nationale, au cœur du Parc André-Citroën de Paris, le Mémorial national aux soldats morts pour la France en opérations extérieures. Dans ce nouvel épisode, plongez au cœur des ateliers où ont été réalisés les modèles de cire du monument.

https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/webserie-episode-3-monument-aux-morts-pour-la-france-en-operations-exterieures-les-modeles-de-cire

merci à JNM pour ces liens.

11Novembre 2019 : le monument aux morts pour la France en opération extérieure (enfin) inauguré

France info - L'idée avait été lancée il y a huit ans, et le projet, après avoir longtemps été bloqué, est enfin achevé. Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures, inauguré le 11 novembre 2019.

Après la cérémonie à l'Arc de Triomphe, Emmanuel Macron se rendra dans le XVe arrondissement de Paris, au cœur du parc André Citroën, où sera inauguré un monument dédié aux soldats morts au combat en opération extérieure.

Cette inauguration est vrai un soulagement pour la communauté militaire. Depuis huit ans, le projet patinait. Les riverains des Invalides, emplacement choisi initialement, n'en veulent pas à côté de chez eux. La mairie de Paris dit oui, puis non, puis ergote. Sans compter les allers-retours juridico-administratifs.

"La reconnaissance de ce pays" Huit ans d'attente donc, d'où une colère et une incompréhension militaire "très légitime", estime Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat aux armées. "Il est légitime d'entendre ces solats dire : on n'a pas de reconnaissance dans ce pays. C'est pour ça que le président de la République m'a confié cette mission que j'ai essayé de remplir le plus rapidement possible, compte-tenu bien sûr des contraintes de certaines administrations. Mais en tout cas, c'est chose faite et j'en suis très heureuse."

Dans le parc André-Citroën, à côté de Balard, le QG des armées, ce qu'on verra d'abord, ce sont six statues, cinq hommes et une femme. Six soldats de bronze, de chaque armée, portant un invisible cercueil. "Matérialiser le cercueil par le vide est la meilleure forme symbolique pour rendre hommage à nos soldats disparus", explique le sculpteur, Stéphane Vigny.

Ce qu'on verra ensuite, ce sont des plaques de laiton, gravées de 548 noms, de celles et ceux tués au combat depuis 1963. Un "mur des noms" permettra à chaque famille de soldat mort pour la France "de se recueillir, passer un moment paisible", souligne encore Geneviève Darrieussecq.

Le Titane : aussi dur que l'acier, tout en étant 40% plus léger,

le titane est un alliage métallique prisé dans les industries militaire, aéronautique et aérospatiale, mais aussi dans le domaine médical car il est biocompatible. Les maisons horlogères l'utilisent principalement pour en façonner les boîtiers de leurs montres sportives. Et en particulier pour leurs instruments dédiés à la plongée, puisque le titane est insensible aux effets corrosifs de l'eau de mer. Les manufactures ont surtout recours à deux types d'alliages. Le titane de grade 2, plus résistant que le grade 1 (le plus pur), et celui de grade 5, qui a l'avantage de pouvoir être poli. Et si Richard Mille parvient à intégrer le titane au coeur de ses calibres squelettés, la maison Panerai vient de présenter, quant à elle, des boîtiers en titane recyclé.

dimanche, 10 novembre 2019

Béarn : Ventana a réinventé la fonderie

Sud Ouest Ce sous-traitant béarnais a investi dans l’impression 3D et les outils numériques pour accroître la productivité de sa fonderie. Ce qui lui a permis de résister à la profonde crise du marché des hélicoptères. Rares sont les fonderies en France encore debout et capables de résister à la féroce concurrence internationale. Nichée au creux des montagnes, au cœur de la vallée d’Ossau pour se protéger des bombardements allemands, celle d’Arudy a été créée en 1938 par Messier pour fabriquer des pièces de trains d’atterrissage d’avions. Quatre-vingt-un ans après, l’usine, experte dans la fonderie sable de précision, conçoit de multiples produits complexes pour les hélicoptères…

Le Creuset, spécialiste de la fonderie émaillée, sort une gamme Star Wars

L’entreprise de fonderie émaillée, reine de la Cocotte de cuisine rajeunit sa gamme et sort des pièces collector en novembre. Ce plat Han Solo coûte tout de même 399 € De la cocotte Dark Vador au plat Hans solo, l’entreprise Le Creuset sort une gamme autour de la saga Star Wars proposée en édition limitée, à partir du 1er novembre.

Le Creuset utilise la Force de Star Wars pour attirer de nouveaux consommateurs à Fresnoy-le-Grand « Star Wars est intergénérationnel et on propose une collection surprenante avec par exemple des mini-cocottes en céramique. Nous sommes au service d’idées nouvelles. On a essayé de remettre en scène les personnages préférés du film », détaille Dorinne Gbedey, responsable marketing France de la marque.

Pour la cocotte noire Dark Vador, il faut compter 329 €. 65 pièces vont seulement être produites pour ce modèle. Les collectionneurs devront débourser 399 € pour le plat Han Solo, mais il est possible de se faire plaisir à partir de 28 € avec la mini-cocotte R2D2 ou C3PO.

Fabrication additive métallique : un marché français encore timide

Techniques de l'Ingénieur

Selon une étude de février 2019 commandée par l’Observatoire de la métallurgie, le marché de la fabrication additive métallique français est estimé à 60,6 M€ en 2018. Sa structure et son évolution suit sensiblement les tendances mondiales. Selon cette étude, l’activité française en matière de fabrication additive métallique est encore peu structurée pour la production de série et les équipements sont surtout la propriété de centres de recherche et de formation. Le marché est partagé en trois segments assez équilibrés : 30% pour les poudres (19,5M€), 40% pour les équipements (24M€), et 30% pour la fabrication des pièces(17,1M€). Les auteurs du rapport estiment que « la croissance sur le segment métal en France suit la tendance mondiale grâce à des donneurs d’ordres importants en aéronautique et en automobile » et devrait doubler entre 2018 et 2025 pour atteindre 122M€. La répartition du chiffre évoluerait avec le développement de la fabrication de pièces de série pour se répartir en 20 % pour les poudres, 30 % pour les équipements et 50 % pour la fabrication de pièces.

Une filière française qui se structure Même si le marché est encore timide, plusieurs indices montrent que toute la filière est en train de se structurer. Tout d’abord, on voit l’émergence de gros acteurs tel Addup (co-entreprise de Fives et Michelin) qui grandit notamment par croissance externe, en rachetant d’autres entreprises françaises spécialisées et qui espère capter 10 % du marché mondial des équipements d’ici 2023. Ensuite, on observe le développement de la production de pièces en série et plus seulement des seules activités de prototypage qui se fait souvent par des alliances entre prototypistes, fabricants de machines et donneurs d’ordre. Cependant, ce développement ne se fait pas forcément avec des alliances franco-françaises et certains donneurs d’ordre travaillent avec des spécialistes de la fabrication additive métallique à l’étranger tels PSA qui travaille avec l’américain Divergent ou Mecachrome avec le norvégien Norsk Titanium. Les principaux secteurs actifs dans la fabrication additive métallique en France n’ont pas beaucoup évolué ces cinq dernières années. Il s’agit de l’aéronautique et du spatial, du médical et de l’automobile. Trois autres secteurs sont en train d’émerger : le luxe même si les volumes seront limités, l’énergie et la fonderie et l’outillage (pour la fabrication des moules notamment). __ L’exemple de la fonderie française__ En mai 2019, 3D Métal Industrie est née de la mutualisation des moyens de six fondeurs ardennais, d’un bureau d’étude et de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Cette entreprise, installée à Charlevilles-Mézières, a acquis en juin une machine du fabricant ExOne – la S-Max Furane – dont les dimensions permettent de produire des moules d’une taille maximum de 1 800 x 1 000 x 700 mm et qui fonctionne sur la technologie du liage de sable afin de fabriquer des noyaux et des moules par fabrication additive. L’investissement de plus d’1,2 M€ n’était possible que via cette mutualisation. L’idée de l’entreprise est née des collaborations qui ont eu lieu pendant 3 ans sur la plateforme régionale Platinium 3D, qui accompagne les entreprises sur les procédés de fabrication additive, notamment métallique. Pour Renaud Mignolet, président de cette nouvelle entité, « cette technologie qui révolutionne la fonderie permet de fabriquer vite et mieux plusieurs pièces de fonderie dans différents alliages et sans coût d’outillage. Elle offre ainsi des perspectives de diversification sur des marchés à forte valeur ajoutée tout en permettant d’être plus compétitifs, performants et réactifs et de réaliser des économies de transport ».

Métal Industrie espère atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires d’ici 5 ans en visant le marché français et européen. Cette initiative est emblématique de la structuration du marché français : un travail en réseau, une mutualisation des moyens qui s’appuie sur un tissu de PME dynamiques. __ Un besoin de formation et d’accompagnement__ Cette étude détaille aussi les principaux freins à lever pour que le marché tant mondial que français puisse pleinement prendre son essor. En France, les entreprises expriment un besoin important de formations « en re-conception mécanique pour apprendre à identifier les pièces où la fabrication additive métallique est adaptée et apporte une valeur ajoutée par rapport aux procédés traditionnels d’élaboration de métaux » explique l’étude.

Le besoin d’accompagnement a été clairement identifié et pris en compte par les pouvoirs publics. En France où les TPE/PME forment toujours le cœur du tissu industriel, cet accompagnement tant pour l’information, la formation, la réalisation de preuves de concept et le prototypage est essentielle afin de permettre à de petites structures d’accéder à ces nouvelles technologies. On voit donc émerger de nombreux programmes d’aides au niveau national ou régional et la création de plateformes mutualisées permettant un accès facilité aux équipements et aux compétences liés à la fabrication additive métallique

samedi, 9 novembre 2019

“13h15, le samedi” dans les coulisses de la fabrication des cloches, ce 26 octobre sur France 2

“13h15, le samedi” dans les coulisses de la fabrication des cloches, ce 26 octobre sur France 2 A découvir ce 26 octobre dans “13h15, le samedi” sur France 2, le reportage « Les toqués des cloches » signé Marion Baillot, James de Caupenne, Guillaume Salasca.

En Haute-Savoie, sur les bords du lac d’Annecy, la famille Paccard dirige l’une des dernières fonderies de cloches de l’Hexagone. Des « Stradivarius » de la cloche, à la fois artisans, musiciens et industriels, détenteurs de secrets de fabrication jalousement gardés. La désaffection pour les églises en France a conduit la famille Paccard à exporter leur talent : 80% de leur production est vendue à l’étranger.

Exceptionnellement, la famille Pacard a accepté d'ouvrir les portes de sa fonderie et de lever le voile sur une commande exceptionnelle : six cloches au décor particulièrement soigné pour une abbaye américaine de moines catholiques !

Du petit village de Quintal, près d’Annecy, à la Californie, 13h15 vous emmène en voyage.

Saint-Brieuc Fonderie. Une renaissance permanente

Télégramme -

Saint-Brieuc fonderie a cette particularité de récupérer les pièces usées pour les refondre et les remettre sur le marché. (Le Télégramme/Lionel Samson) Le 18 juin 2018, le tribunal de commerce de Paris entérinait la reprise de Saint-Brieuc Fonderie par sept cadres de l’entreprise, avec une participation du groupe Lessard. Un peu moins d’un an et demi plus tard, l’entreprise briochine ne perd plus d’argent et investit dans l’appareil de production. Une satisfaction pour son directeur général, Patrick Ducatillon, et une fierté pour la plupart de ses 115 salariés qui, chaque jour, redonnent vie à un pan de l’industrie briochine. Sambre et Meuse, Manoir Industrie puis Manoir Saint-Brieuc et enfin Saint-Brieuc Fonderie, autant de noms qui traduisent les aléas d’une entreprise de sidérurgie française, à une époque où il était de bon ton de vendre, voire de liquider les fleurons de l’industrie française. Au 82, rue Jules-Ferry, le nom a changé mais pas les lieux, 10 ha de terrain, des bâtiments dont les cheminées rappellent depuis des lustres ce qu’on y fait, de la sidérurgie, et des gens qui vont et viennent, casque sur la tête. Ça grouille moins qu’au début des années 80 quand Sambre et Meuse employait plus de 800 salariés.

« Quand je suis arrivé il y a trois ans, le site devait fermer », raconte Patrick Ducatillon. « Je connaissais la situation ; en 2001, j’avais connu ça près de chez moi avec le site historique de Sambre et Meuse à Feignies (Nord) près de Maubeuge : là aussi nous avions repris l’entreprise avec d’autres cadres ». Le directeur général de Saint-Brieuc Fonderie est convaincu d’une chose : « Seul le mode de fonctionnement en PME (petite et moyenne entreprise) permet de bien travailler et d’exercer ces métiers de la fonderie qui exigent savoir faire et expérience ».

Une entreprise autonome et une fierté retrouvée L’autre bienfait, selon lui, de la décision du tribunal de commerce de Paris est d’ailleurs d’avoir rapproché la prise de décision de l’outil industriel. « Nous ne dépendons plus d’une décision lointaine d’un actionnaire chinois », explique-t-il. « Là, nous sommes complètement autonomes ».

Nous ne dépendons plus d’une décision lointaine d’un actionnaire chinois. Là, nous sommes complètement autonomes. Pour l’avenir de l’entreprise, tout se décide dans le bureau de Patrick Ducatillon, avec les autres cadres investis, qui détiennent 76 % de l’entreprise, mais aussi avec Bertrand Lessard dont le groupe éponyme détient les 24 % restant. Dans les différents ateliers, malgré des conditions de travail pas toujours simples, on retrouve une certaine fierté à travailler l’acier. Véronique, 54 ans, est pontier dans l’entreprise depuis 2008 : « Je pilote le pont pour déplacer les moules qui ont été coulés », lâche-t-elle tout sourire.

Des difficultés à recruter Plus symbolique encore, Arnaud, 46 ans, est revenu dans l’entreprise en 2019 après un court passage professionnel ailleurs. « J’ai travaillé ici comme meuleur ébardeur entre 2001 et 2018. Je suis parti quelques mois et je suis revenu ; c’est un travail de précision, les conditions sont difficiles, mais j’aime ce que je fais ». Problème, l’entreprise éprouve les pires difficultés à recruter dans des métiers où les formations tendent à disparaître.

image: https://www.letelegramme.fr/images/2019/10/28/chez-saint-brieuc-fonderie-on-travaille-le-metal-liquide-a4880651540x269p.jpg

Saint-Brieuc Fonderie. Une renaissance permanente Chez Saint-Brieuc Fonderie, on travaille le métal liquide à 1 500 degrés et on le coule dans une emprunte pour faire des pièces qui serviront notamment aux carrières. (Le Télégramme/Lionel Samson) « À la reprise en juin 2018, nous étions 155 ; là, nous sommes 115, avec des départs à la retraite non remplacés », précise Patrick Ducatillon. « Nous avons un gros programme de formation en interne, mais c’est compliqué car j’ai plein de salariés qui ont 57, 58, 59 ans. Ce sont de métiers de savoir faire. Dès maintenant, je mets les anciens avec des nouveaux en doublon pour ne pas perdre la compétence ».

image: https://www.letelegramme.fr/images/2019/10/28/l-entreprise-briochine-a-recemment-investi-pres-de-850-000-eur4880650540x269p.jpg

Saint-Brieuc Fonderie. Une renaissance permanente L’entreprise briochine a récemment investi près de 850 000 € dans des fours à induction. Un élément important de modernisation de l’outil de travail si Saint-Brieuc Fonderie veut lutter sur un marché concurrencé par les Chinois. (Le Télégramme/Lionel Samson) À LIRE SUR LE SUJET Manoir Saint-Brieuc. L’entreprise reprise par ses cadres Retrouvez plus d'articles

Saint-BrieucPetite histoire d’un site industriel Petite histoire d’un site industriel

Le site voit d’abord la création en 1928 des aciéries électriques de Saint-Brieuc. En 1936 ou 1937, Sambre et Meuse, fondée en 1901 dans le Nord de la France, rachète les Aciéries électriques de Saint-Brieuc qui ont subi les effets de la crise de 1929. Le transfert dans l’Ouest de la France avait un motif stratégique : éloigner l’outil de production de la frontière avec l’Allemagne. En 1995, la crise de la sidérurgie a des conséquences et Sambre et Meuse rejoint le groupe Manoir industrie. Puis Manoir est racheté par HSBC en 1997 et passe d’un actionnaire à l’autre jusqu’en 2013. C’est le groupe chinois Yantai Taihai, groupe industriel de forges et fonderies chinois, qui est devenu l’unique actionnaire jusqu’au rachat de Manoir Saint-Brieuc le 18 juin 2018 par des cadres de l’entreprise et le groupe Lessard à Quessoy. Depuis janvier 2019, l’entreprise s’appelle Saint-Brieuc et a son siège social dans la préfecture costarmoricaine.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/saint-brieuc-fonderie-une-renaissance-permanente-28-10-2019-12419731.php#FfAPJWqrxX2zgB6u.99

Thermique ou électrique, l’usine PSA de Charleville investit dans le futur

L' Ardennais Thermique, hybride ou électrique, le moteur du demain passera toujours par la fonderie PSA.

Actuellement, elle peaufine un prototype pour de futurs moteurs électriques. Pour son directeur, la diversification du site vers des pièces pour moteurs électriques est une réponse à ceux qui craignent pour l’avenir du site.Pour son directeur, la diversification du site vers des pièces pour moteurs électriques est une réponse à ceux qui craignent pour l’avenir du site. - Aurélien Laudy

vendredi, 8 novembre 2019

Jean Louis Fouret, ancien DG du CTIF nous a quittés,

le 10 octobre 2019 .

Il était âgé de 73 ans.

A sa famille, et à sa compagne Madame Monédière, P.Wibault voulait (trop tardivement) dire toute sa sympathie en se rappelant nos échanges concernant le CTIF et l'ATF que Piwi présidait en ces temps lointains de plus de 10 ans ... occasions de resserrer déjà les budgets de l'association et d'imaginer ensemble la revue Fonderie Magazine.

Foperfic se transformera à l'époque en A3F. hélas sans contrepartie pour notre association qui avait été largement contributive.

Son combat contre la maladie alors qu'il était encore en activité m'avait vraiment édifié sur la forte personnalité de Jean Louis Fouret dont je salue ici la mémoire.

Un ancien ESFF, Michel, en mission professionnelle

à Dresde pense à nous et aux admirables productions de la fonderie.

Il partage,

La Fille de la Lune est le titre de cette œuvre placée dans l’aéroport de Dresde pour faire patienter les passagers en attente e leurs vols

Ils n’iront pas eux sur la lune.

Ils penseront et admireront peut être plus la face finalement non cachée de la lune !

La visite de EJ (ex Norfond) à Saint Crépin Ibouvilliers (60)

Les membres du bureau ATF et AAESFF Nord et Île-de-France sont heureux de vous inviter à la prochaine Journée d’Actions Régionales qui aura lieu

            le 29 novembre 2019, à l’occasion de la Saint-Eloi

La visite de EJ (ex Norfond), illustrera le thème des conférences du jour qui est l’innovation et l’amélioration de la productivité en fonderie. S’en suivra une dose d’originalité avec la visite guid deée la Brosserie Française. Cette brosserie fondée en 1845 est la dernière fabrique de brosses à dents encore en activité en France.

Et enfin, ce sera autour d’une bonne table pleine de spécialités Picardes que nous finirons la soirée, sans oublier bien sûr de trinquer à la santé des fondeurs,des forgerons et à l’honneur de notre Saint Patron: Saint Eloi !!

Nous vous laissons le soin de consulter le détail du programme et de remplir le bulletin d'inscription joint à ce mail d'invitation

Au plaisir de vous retrouver à la fonderie EJ à Saint Crepin Ibouvillers pour le premier RdV.

Bernard Guironnet - Alain Trotzier

jeudi, 7 novembre 2019

Formation : 10 clichés sur l'alternance passés au crible

L'étudiant - Etienne Gless.

Les clichés sur l'alternance ont longtemps eu la dent dure, mais ils commencent à disparaître !

Si vous pensez que cette voie de formation est une voie de garage pour mauvais élèves et réservée aux métiers manuels, détrompez-vous ! Les études en alternance préparent à des diplômes de CAP à bac+5. Et conviennent à celles et ceux qui aiment apprendre en faisant et sont prêts à s’investir.

1. L’alternance s’adresse aux mauvais élèves Faux. Les formations en apprentissage ne sont pas un "plan B" pour élèves ayant échoué dans le système scolaire traditionnel. Les cursus en alternance s’adressent à des jeunes motivés, prêts à s’investir pour apprendre en faisant. En contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, vous devez vous attendre à travailler beaucoup. En contrepartie, vous ne paierez pas votre formation, vous toucherez une rémunération et acquerrez de l’expérience professionnelle. Diplôme ou titre en poche, vous entrerez très souvent plus facilement dans le monde du travail que les élèves et étudiants ayant suivi la voie classique.

2. L’alternance ne forme qu’à des métiers manuels

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À Tavers (45) , l'entreprise Scoval fabrique des mega robots pour l'industrie

La République du Centre

À Tavers, l'entreprise Scoval fabrique des mega robots pour l'industrieLe robot Obélix vient d'être installé dans l'usine Proferro à Ypres, en Belgique. Connue pour ses malaxeurs industriels, Scoval Fondarc, à Tavers, veut développer son activité de robotique. L'entreprise Scoval vient de livrer Astérix et Obélix à la Belgique ! Il ne s'agit pas ici des deux héros de la célèbre bande dessinée française, mais d'un duo de robots développé par cette société taversoise pour un client belge : Proferro.

Scoval a déjà conçu quatre robots pour cette fonderie qui produit, entre autres, des pièces pour le ferroviaire ou la construction. Ces contrats ont représenté près d’un million d’euros en trois ans. À lui seul, Obélix compte pour près d’un tiers du chiffre d’affaires réalisé cette année (1,5 million d’euros).

Le dernier fabricant français de malaxeurs Au départ, Scoval (pour Scop Val de Loire) conçoit des malaxeurs et contrôleurs de sable vert pour la fonderie. Le sable vert étant le matériau qui compose les moules qui reçoivent le métal en fusion. L’entreprise tarversoise est la seule à fabriquer ce type de matériel en France. "On est le dernier des Mohicans !", sourit Thierry Cheneau, le gérant.

Mais ce marché de niche ne suffit plus. "La fonderie est en perte de vitesse, même à l’étranger, et cela devient compliqué pour des petites structures comme la nôtre", déplore-t-il.

Alors, depuis deux ans et demi, la Scoval développe une branche robotique. Ses premiers clients viennent de la fonderie, son domaine historique. "On se positionne sur des robots de manutention lourde, capables de soulever des charges jusqu’à deux tonnes", précise Thierry Cheneau.

Astérix et Obélix en sont deux beaux exemples. Avec son bras de 2,50 mètres pivotant sur six axes, Obélix saisit des pièces de 600 kg et les dépose sur la ligne de production avec une précision inférieure au millimètre. Il a fallu près d’un an pour le concevoir.

Se tourner vers d'autres secteurs industriels

L’entreprise souhaite aujourd’hui se tourner vers d’autres secteurs industriels. Thierry Cheneau a d’ailleurs recruté un apprenti pour prospecter les différentes entreprises manufacturières de la région.

"Nos robots peuvent trouver des applications dans la logistique, la plasturgie, l’agroalimentaire…, partout où il y a des manutentions à risque ou pénible, fait valoir Thierry Cheneau. Ils s’intègrent sur des lignes de production existantes et peuvent contrôler, manutentionner, assembler, graver, souffler, nettoyer..." Et tout ça, sans potion magique !

Historique Scoval est née en 2006, à la suite de la liquidation de Fondarc, qui existait depuis 1981. L’entreprise est une Scop (société coopérative et participative). Elle a été fondée par quatre anciens salariés de Fondarc et réalise entre 60 et 80% de son chiffre d’affaires à l’export. Huit personnes travaillent actuellement chez Scoval, auxquelles s’ajoutent deux apprentis.

mercredi, 6 novembre 2019

Journée d’Actions Régionales ATF et AAESFF Nord et Île-de-France vendredi 29 novembre 2019

Les membres du bureau ATF et AAESFF Nord et Île-de-France sont heureux de vous inviter à la prochaine Journée d’Actions Régionales qui aura lieu le 29 novembre, à l’occasion de la Saint-Eloi.

La visite de EJ (ex Norfond), illustrera le thème des conférences du jour qui est l’innovation et l’amélioration de la productivité en fonderie.

S’en suivra une dose d’originalité avec la visite guidée de la Brosserie Française. Cette brosserie fondée en 1845 est la dernière fabrique de brosses à dents encore en activité en France.

Et enfin, ce sera autour d’une bonne table pleine de spécialités Picardes que nous finirons la soirée, sans oublier bien sûr de trinquer à la santé des fondeurs et à l’honneur de notre Saint Patron: Saint Eloi !!

Attention : le nombre de places pour la visite de EJ est limité et les visiteurs devront avoir leurs chaussures de sécurité.

PROGRAMME

  • Accueil des participants 9h – 9h30 : Z.I. de Marivaux à Saint Crepin Ibouvillers
  • Bienvenue, Présentation du site, des règles de sécurité et de l’innovation chez EJ 9h30 – 10h30
  • Visite du site 10h30-12h30
  • Déjeuner au réfectoire chez EJ
  • Conférences 14h-16h30 : "INNOVATION et AMELIORATION de la PRODUCTIVITE"
  • Quoi de nouveau pour le traitement de surface des pièces de fonderie ? (JP Chobaut)
  • Et demain, la Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur - GMAO (Metal Work)
  • Amélioration de la productivité en Finition des petites et moyenne pièces (SIFF) et pièces moyennement lourdes (JML)
  • Visite de la Brosserie Française 17h15
  • Diner dans Beauvais vers 20h00

Participation

  • Adhérent ATF ou AAESFF

journée chez EJ seule 15 € / journée chez EJ + visite brosserie + diner : 40€

  • Non Adhérent ATF ou AAESFF

journée chez EJ seule 20 € / journée chez EJ + visite brosserie + diner : 50€

Pour tout renseignement, contacter J-Claude CARLIER -Jccarlier47@orange.fr ou Jean-Charles TISSIER - Jeancharles.tissier@orange.fr

Nouveauté : désormais vous pouvez vous inscrire et payer en ligne en remplissant le formulaire sur le site de l'amicale (possibilité de régler en ligne ou par chèque bancaire) ou faire comme vous avez l'habitude

Sortie de la Saint-Eloi des ESFF/ATF de l’Ouest samedi 23 novembre 2019

Le Samedi 23 Novembre prochain à 10h00, nous vous proposons de nous retrouver pour une visite du Manoir de l’Automobile et des Vieux Métiers (4, rue de la cour neuve - 35550 LOHÉAC) pour une visite de groupe, avant notre traditionnel déjeuner convivial.

Désormais, c’est l’un des plus beaux musées d’Europe consacré à l’histoire de l’automobile. 15.000 m2 d’exposition dans un manoir du XVIIe siècle. Plus de 400 véhicules (parmi lesquelles 30 voitures hippomobiles, 50 motos et vélos) de tous types, de tous âges et de toutes nationalités évoquent un siècle d’automobile. Une centaine de mannequins en habit d’époque anime toutes les collections et les milliers d’objets présentés.

Nous devons aussi rappeler que le circuit est ouvert pour ceux qui le souhaite le dimanche 24 apres-midi

Plus d'informations sur le Manoir de l’Automobile et des Vieux Métiers en suivant ce lien..

Visite du musée : 8€ / personne

Déjeuner : 25 € / personne boissons comprises.

Pour tout renseignement, contacter Olivier BAHUON - 06 45 71 76 39 ou olivier.bahuon@wanadoo.fr

Nouveauté : désormais vous pouvez vous inscrire et payer en ligne en remplissant le formulaire sur le site de l'amicale (possibilité de régler en ligne ou par chèque bancaire) ou faire comme vous avez l'habitude

Inscription souhaitée avant le 18 novembre 2019

mardi, 5 novembre 2019

L'hydrogène, avenir de la voiture électrique ?

Automobile : la lente conversion des constructeurs à l'hydrogène - Selon les Echos - Si la technologie reste très chère et freinée par l'absence d'infrastructures, la plupart des constructeurs estiment qu'ils n'ont pas le choix. Car la batterie ne leur permettra pas seule d'atteindre des objectifs environnementaux de plus en plus contraignants à long terme.

Au salon de Francfort en septembre dernier, BMW a annoncé une flotte expérimentale de voitures à hydrogène sur les routes en 2022.

Il se passe décidément quelque chose avec la voiture à hydrogène. La semaine dernière, Renault a annoncé l'arrivée en concessions de Kangoo et de Master électriques équipés de piles à combustible . Au salon de Francfort, quelques jours plus tôt, BMW dévoilait son prototype i Hydrogen NEXT, préfigurant le lancement d'une berline à hydrogène en petites séries, vers 2022. Audi a annoncé au salon de Genève, en mars, une « h-Tron » (en référence à sa voiture électrique e-Tron) de série proposée à la location dès 2021. En février, enfin, c'est PSA qui annonçait une flotte expérimentale de véhicules utilitaires à hydrogène pour 2021. « Tous les constructeurs traditionnels, qu'ils l'admettent ou pas, travaillent aujourd'hui sur la pile à combustible ! », souffle le patron d'un fournisseur.

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lundi, 4 novembre 2019

SORTIE AAESFF / ATF Rhône-Alpes Samedi 7 Décembre 2019 à Lyon

Information concernant l'inscription à cette sortie. Il est désormais possible de s'inscrire et de payer en ligne grâce au formulaire sur le site de l'amicale!

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